‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 168 sur 202 · b. v. 48 et · texte numérisé non relu

b. v. 48 et

3. Hier. Commentar. in Matthæi, chap. 24, v. 5, tom. VII de ses Œuvres, éd. Venise.

« le consolateur, je suis le tout-puissant, je suis tout « ce qui est en Dieu ‘. » Il n’est pas une seule de ces expressions qui ne réponde à l'une des Séphiroth de la kabbale, dont nous retrouvons encore l'influence dans ce fait rapporté par un autre père de l’Église ? : Simon le Magicien, qui se considérait lui-même comme une manifestation visible du Verbe, voulut également persopnifier dans une femme d'assez mauvaise réputation la pensée divine, le principe féminin corrélatif au Verbe, c'est-à-dire l'épouse de celui-ci. Or, cette bizarre conception, qui n’a aucun fondement ni dans la philosophie platonicienne, ni dans l'école d’Alexandrie, quand même elle aurait existé alors, s'accorde à merveille, tout en le défigurant, avec le système kabbalistique où la Sagesse, c'est-à-dire le Verbe, représenté comme un principe mâle, a comme tous les autres principes du même ordre sa moitié, son épouse ; telle est celle des Séphiroth qui porte le nom d'intelligence (9122) *, et que plusieurs gnostiques ont prise pour le Saint-Esprit, en continuant à la représenter sous l’image d’une femme. De ce nombre est le Juif Elxaï, qui a plus d’un trait de ressemblance avec le prophète de Samarie. Son nom même (c’est lui. sans doute qui l’a choisi}, est l'expression du rôle qu'il s’est

4. Ego sum sermo Dei, ego sum speciosus, ego paracletus, ego omnipotens, ego omnia Dei, tb. supr.

2. Clement. recognitiones, iv. IE. — Iren., liv. I, chap. 20.

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