Néandre, p. 176, Doctrine de Marcus
le berceau; car, malgré le mystère impénétrable dont elles étaient entourées chez les docteurs de la syhagogue, nous les trouvons sous une forme, il est vrai, moins abstraite et moins pure, dans la capitale infidèle des Samaritains et chez les hérétiques de la Syrie. Peu importe qu'ici, enseignées au peuple comme fondement : de la religion, elles aient le caractère des personnifications mythologiques ?, tandis que là, devenues le partage des intelligences d'élite, elles constituent plutôt un vaste et profond système de métaphysique; le fond de ces idées demeure toujours le même, rien n'est changé dans les rapports qui existent entre elles, ni dans les formules dont elles sont revêtues, ni dans les traditions plus ou moins bizarres qui les accompagnent. IL nous reste donc encore à rechercher de quelle “partie, de quelle religion de l'Orient elles ont pu sortir pour pénétrer immédiatement dans le judaïsme, et de là dans les différents systèmes que nous avons mentionnés. C'est le dernier pas qu'il nous reste à faire pour avair terminé entièrement notre tâche.
4. Déjà Plotin avait remarqué, avec sa profondeur habituelle, que le gnosticisme en général assimilait les choses intelligibles à la nature sensible et matérielle : Naturam sntelligibilem in simislitudinem deducunt sensibilis deteriorisque naturæ. 1° Ennéade, liv. IX, ch. 6.