TROISIÈME PARTIE
la kabbale, dans le Zend Avesta et les commentaires religieux qui en dépendent. Nous ferons remarquer en passant qu'à une époque où l’on est aussi curieux dé toutes les origines, ce vaste et admirable monument, déjà connu parmi nous depuis plus d’un siècle, n’a pas encore rendu à la philosophie historique, la véritable science de l'esprit humain, tous les services qu’elle est en droit d'en attendre. Nous n'avons pas la prétention de combler ce vide; mais nous espérons rendre visible la transmission des idées entré la Perse et la Judée, comme nous l'avons déjà fait en partie pour les rapports de la Judée avec Alexandrie. | D'abord, tous les chronologistes, soit juifs ou chrétiens ‘, s'accordent à dire que la première délivrance des Israélites, retenus captifs en Chaldée depuis Nabuchodonosor ?, a eu lieu durant les premières années du règne de Cyrus sur Babylone, de 530 à 536 ans avant l’ère chrétienne. C’est dans cette période si limitée que se renferment toutes les divergences d'opinion qui existent entré eux. Or, si nous croyons aux calculs
4. Scaliger, Emendatio tempot., p. 576.—Alph. Desvignoles, Chronologie, t. IE, p. 582. — Bossuet, Hisf. universelle, t. IL.—Seder Olam Raba, ch. 9, p. 86. — David Ganz, liv. FE année 3392, et liv. II, 3390. — Zunz, les Vingt-Quatre Livres de l'Écriture-Sainte, table chronologique reproduite dans le tome XVIII de la Bible de Cahen. — Pour se convaincre de l'accord des chronologistes juifs et chrétiens, il faut seulement remarquer que les premiers ont fixé l’avénement du Christ à la date conventionnelle de 3760 ans depuis la création.