‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 189 sur 202 · AVI · texte numérisé non relu

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venons de recueillir ne donne que plus de certitude à la conséquence que nous en tirons; Car ce n'est pas assurément dans des croyances et des pratiques de ce genre que l’on peut invoquer les lois générales de l’esprit humain. Nous pensons donc avoir démontré que la religion, c'est-à-dire la civilisation tout entière des anciens Perses a laissé des traces nombreuses dans toutes les parties du judaïsme : dans sa mythologie céleste, représentée par les anges ; dans sa mythologie infernale __et enfin dans les pratiques du culte extérieur. Croirons- ‘ nous à présent que sa philosophie, c'est-à-dire la kabbale, ait seule échappé à cette influence ? Cette opinion est-elle probable, quand nous savons que la tradition kabbalistique s’est développée de la même manière, dans le même temps, et s'appuie sur les mêmes noms que la loi orale ou la tradition thalmudique ? Mais à Dieu ne plaise que dans un sujet aussi grave, nous puissions nous contenter, quelque fondée qu’elle soit, d’une simple conjecture. Nous allons prendre un à un tous les éléments essentiels de la kabbale et montrer leur parfaite ressemblance avec les principes métaphysiques de la religion de Zoroastre. Cette manière de procéder, si elle n'est pas la plus savante, devra paraître au moins la plus impartiale.

4° Le rôle que l’En-soph, l’infini sans nom et sans forme, remplit dans la kabbale, est donné par la théologie des mages au temps éternel (Zervane Akéréne),

et d’autres disent à l'espace sans limites ‘. Or, nous ferons remarquer sur-le-champ que le nom de l’espace ou du lieu absolu (OY#, makôm) est devenu chez les Hébreux ls nom même de la divinité. De plus, ce premier principe, cette somrce unique et suprême de toute existence, n’est qu’un dieu abstrait sans action directe sur les êtres, sans commerce effieace avec le monde, par conséquent sans forme appréciable pour nous : car le bien et le mal, la lumière et les ténèbres existent également, sont encore confendus dans son sein *. D'après la secte des zervanites, dont l’apinion nous à été conservés par un historien persan ?, le principe dont nous venons de parler, Zervâne ne serait lui-même, comme la Couronne chez les kabbalistes, que la première émanation de la lumière infinie.

2 On reconnaîtra sans effort le Meimra des traducteurs chaldéens, dans ces mots par lesquels Ormurd lui-même définit l’'Honover ou la parole créatrice : « Le pur, le saint, le prompt Honover, je vous le dis « clairement, à sage Zoroastre! était avant le ciel,

4. Anquetil Duperron, dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions, t. XXXVII, pag. #84.

” 2. Tom. I du Zend Av. Vendidad. — ]b., t. II, Trad. du Boun- Dehesch. Dans ce livre, Ormuzd et Ahrimane sont appelés un seul peuple du temps sans bornes.

3. Sharistani, ap. Phom. Hyde de veter. Pers. relig. pag. 297. Altera magorum secta sunt Zervanitæ qui asserunt lucem produxisse personas ex Luce, quæ omnes erant spirituales, luminosæ, dominales. Sed quod harum maxima persona, cui nomen Zervan, dubitavit de re aliquâ, ex ist4 dubitatione emersit Satanas. .

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