Zend Av., t. III, pag. 323 et
tout à fait semblable à ce que le Zohar appelle une personne ou un visage (5\X"2). Il est, en effet, la plus haute personnification de la parole créatrice, de cette parole excellente dont on a fait son âme. Aussi faut-il chercher en lui, plutôt que dans le principe suprême, dans le temps éternel, la réunion de tous les attributs que l’on donne ordinairement à Dieu et qui en sont la manifestation, c’est-à-dire, dans le langage oriental, la lumière la plus brillante et la plus pure. « Au com- « mancement, disent les livres sacrés des Parses, Or- « muzd, élevé au-dessus de tout, était avec la science « souveraine, avec la pureté, dans la lumière du « monde. Ce trône de lumière (M95""), ce lieu habité « par Ormuzd , est ce qu'on -appelle la lumière pre- « mière ‘. » Il renferme en lui, ainsi que l’homme cé- . leste des kabbalistes, la vraie science, l'intelligence à son plus haut degré, la grandeur, la bonté, la beauté, l'énergie ou la force, la pureté ou la splendeur; enfin, c’est lui qui a créé, ou du moins qui à formé et qui nourrit tous les êtres *. Sans doute on: ne peut rien conclure de ces qualités elles-mêmes et de leur ressemblance avec les Séphiroth. Mais on ne peut s'empêcher de remarquer qu'elles sont toutes réunies dans Ormuzd dont le rôle, par rapport à l'infini, au temps et à l'espace sans bornes, est le même que celui d’A-