‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 196 sur 202 · Zend Av., t. I, pag · texte numérisé non relu

Zend Av., t. I, pag

« lière, il en est de même des terres qui sont en bas. « Placées les unes au-dessus des autres, elles sont toutes « habitées, mais par des êtres de diverses natures, « comme il a été dit pour les cieux. Parmi ces êtres, « les uns ont deux visages, les autres en ont quatre, « d'autres n’en ont qu'un. Ils ne se ressemblent pas « davantage par leur couleur : il en est de rouges, de « noirs et de blancs. Ceux-ci ont des vêtements; « ceux-là sont nus comme des vers. Si l’on objecte que « tous les habitants de ce monde sont également sortis « d'Adam, nous demanderons s’il est possible qu’Adam « se soit transporté dans toutes ces régions pour les « peupler de ses enfants? Nous demanderons combien « de femmes il aurait eues alors ? Maïs non, Adam n’a « existé que dans cette partie de la terre qui est la « plus élevée et qu'enveloppe le ciel supérieur ‘. » La seule différence qui sépare cette opinion de celle des Parses, c’est qu’au lieu de regarder les sept parties de la terre comme des divisions naturelles d’une même surface, elle nous les représente enveloppées les unes dans les autres et semblables, dit le texte, aux pelures d’un oignon (D'ovS 3915 9x Gp »°n).

Tels sont, dans toute leur simplicité, sans aucun ar-

4. Z'ohar, 5° part., pag. 9 verso et 10 recto de l'édition d’Amsterdam, sect. np. Nous nous faisons un devoir d'observer que les idées ne se suivent pas aussi bien dans le texte. Nous avons été obligé d’écarter beaucoup de répétitions et de digressions, non

seulement inutiles, mais extrêmement fastidieuses et beaucoup trop longues à rapporter.

rangement systématique , les éléments qui constituent le fond commun de la kabbale et des idées religieuses nées sous l'influence du Zend Avesta. Quels qu’en soient le nombre et l'importance, nous reeulerions encore devant la conséquence qui résulte de ce parallèle, si nous n'avions également trouvé dans les livres sacrés des Parses, toute la mythologie céleste et infernale, une partie de la liturgie et même quelquesuns des dogmes les plus essentiels du judaïsme. Ce- ‘pendant, à Dieu ne plaise que nous accusions les kabbalistes de n'avoir été que de serviles imitateurs ; d’avoir adopté sans examen, ou du moins sans modification , en se bornant à les couvrir de l'autorité des livres saints, des idées et des croyances tout à fait . étrangères. En thèse générale, 1l est sans exemple qu'un peuple, si forte que soit sur lui l’action d’un autre peuple, en soit venu à abdiquer sa véritable existence, qui est l'exercice de ses facultés intérieures, pour se contenter d'une vie, et, si je. puis m’exprimer ainsi, d'une ême d'emprunt. Or, il est impossible de considérer la kabbale comme un fait isolé, comme un accident dans le judaïsme ; elle en est au contraire la vie et le cœur; car si le Thalmud s’est emparé de tout ce qui concerne la pratique extérieure, l'exécution ma- “térielle de la loi; elle a gardé pour elle exclusivement le domaine de la spéeulation, les plus redoutables problèmes de la théologie naturelle et révélée, sachant d’ailleurs exciter la vénération du peuple en montrant

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