‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 197 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

elle-même, pour ses grossières croyances , un respect inviolable , et en lui laissant entendre qu'il n'y avait rien dar sa foi ou dans son culte qui ne s’appuyât sur un mystère sublime. Elle le pouvait sans user d’artifice, en portant à ses dernières conséquences le principe de la méthode allégorique. Aussi avons-nous vu à quel rang elle a été élevée par le Thalmud et quel ascendant elle a su exercer sur l'imagination populaire. Les sentiments qu'elle inspirait autrefois se sont eonservés jusque dans les temps les plus rapprochés de nous; car, c’est en s'appuyant sur des idées kabbalistiques que Sabbataï-Zévy, ce moderne Barchochebas, avait ébranlé pour un instant tous les Juifs de l’univers ‘. Ce sont encore les mêmes idées qui, vers la fin du xvur° siècle, ont excité la plus vive agitation parmi les Juifs de la Hongrie et de la Pologne?, donnant naissance à la secte des zoharites, des nouveaux ’hassidim, et conduisant des milliers d’Israélites dans le sein du christianisme. À considérer maintenant la kabbale en elle-même, il est impossible de n’y pas voir un immense progrès sur la théologie du Zend Avesta. Ici, en effet, quoique moins absolu qu’on ne le pense communément, quoique né en principe dans une religion qui reconnaît un seul être suprême, le dualisme est la pierre angulaire

4. Voy. Lacroix, Mémoires de l'empire Ottoman, p. 259 et suiv. — Peter Beer, ouvr. cit., t. Il, p. 260 et suiv. — Basnage, Histoire des Juifs, liv. IX, etc. |

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