PREMIÈRE PARTIE
à uu imposteur, appelé Moïse de Léon, et ne peuvent le faire remonter plus haut qu’à la fin du xui° ou au commencement du x1v° sièele. Enfin, d’autres ont paru chercher un terme moyen entre ces deux opinions extrêmes, en supposant que Simon ben Jochaï s’est contenté de propager sa doctrine par l’enseignement oral, et que les souvenirs qu'il laissa ou dans la mémoire ou dans les cahiers de ses disciples ne furent réunis que plusieurs siècles après sa mort, dans:le livre que nous -possédons aujourd'hui sous le nom de Zohar.
La première de ces opinions, considérée dans un sens absolu, quand on prend à la lettre les termes dans lesquels nous l’avons exposée, mérite à peine une réfutation sérieuse. Voici d’abord le fait sur lequel on a voulu la fonder et que nous emprunterons au Thalmud": « R. Jehoudah , BR. Jossé et R. Simon ben Jochaï « étaient un jour réunis et près d'eux se trouvait un « certain Jehoudah ben Guêrim”*. Alors R. Jehoudah dit « en parlant des Romains : Que cette nation est grande « dans tout ce qu'elle fait! Voyez comme elle a con- « struit partout des ponts, des marchés et des bains « publics ! À ces mots, R. Jossé garda le silence; mais « Simon ben Jochaï répondit : Elle n'a rien fait qui