‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 44 sur 202 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

en faisant parler le langage de leur époque aux divers personnages sous le nom desquels il désirait faire passer ses propres idées ? Mais puisqu'il possédait de si vastes connaissances, de l’aveu même des hommes dont nous combattons l'opinion, il ne pouvait pas ignorer que Simon ben Jochaï et ses amis sont comptés parmi les auteurs de la Mischna; et quoique le dialecte de Jérusalem fût probablement leur langue habituelle, il était plus naturel de les faire écrire en hébreu. Il y en a qui prétendent qu'il s’est réellement servi de cette dernière langue, qu'il n’a pas inventé, qu'il a voulu seulement falsifier le Zohar en y ajoutant ses propres pensées, et que son imposture fut bientôt découverte’. Rien de semblable n'étant arrivé jusqu'à nous, cette assertion ne doit pas nous occuper plus longtemps. Mais, vraie ou fausse, elle confirme les observations que nous venons de faire. D'ailleurs nous savons avec une entière certitude que Moïse de Léon a composé en hébreu un ouvrage kabbalistique, ayant pour titre : le Nom de Dieu, ou simplement : le Nom (HWM"4#D). Cet ouvrage, qu'on retrouverait probablement parmi les manuscrits de quelque bibliothèque espagnole, Moïse Corduero l’a eu sous les yeux”; il en rapporte plusieurs passages d’où il résulte que c'était un commentaire

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