‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 45 sur 202 · Outre les deux historiens que nous avons cités plus haut · texte numérisé non relu

Outre les deux historiens que nous avons cités plus haut

voyez Bartolocci, Grande bibliothèque rabbinique, t. 4, p. 82. 2. Pardes Rimonim (o310 o%%) fol. 410 rect. 1° col. 1ÿw nvAwun 190 et NI

très détaillé et souvent fort subtil sur quelques-uns des points les plus obscurs de la doctrine enseignée dans le Zohar ; par exemple, celui-ci : quels sont les différents canaux, €’est-à-dire les influences, les rapports mutuels qui existent entre toutes les Séphiroth, et qui conduisent de l’une à l’autre la lumière divine ou la substance première des choses ? Or, comment supposer qu'après avoir écrit le Zohar dans le dialecte chaldaïcosyriaque, soit pour en augmenter l'intérêt parles diffñcultés du langage, soit pour en rendre la pensée inaccessible au vulgaire, le même homme ait cru devoir ensuite l'expliquer, le développer en hébreu, et mettre ‘ à la portée de tous ce qu’au prix de tant de soins, de tant de labeurs, il avait caché dans une langue presque tombée dans l'oubli parmi les savants eux-mêmes ? Dira-t-0n que par ce moyen 1l était encore plus sûr de réussir à donner le change à ses lecteurs? En vérité, c'est trop de ruse, trop de temps dépensé, trop de patience et d'efforts pour le misérable but qu’on l’aceuse de s'être proposé : ce sont des combinaisons trop savantes et trop compliquées pour un homme qu'on accuse en même temps des plus stupides contradictions, des plus grossiers anachronismes. :

Une autre raison qui nous oblige à regarder le Zohar comme une œuvre bien antérieure à Moïse de Léon, comme une œuvre étrangère à l'Europe, c'est qu'on n’y trouve pas le moindre vestige de la philosophie d’Aristote, et l’on n’y rencontre pas une seule fois le nom du

Page 1