Particula I, de Ortu Cabbalæ, Hamb
PREMIÈRE PARTIE. | 415 s'attaquer à l'authenticité ides livres kabbalistiques, surtout à celle du Zohar, qu’il regarde comme une com pilation de la fin du x siècle, tout en accordant à la : kabbale elle-même une existence plus ancienne‘. Quand il pense avoir mis ce point hors de doute, À entreprend de démontrer la parfaite ressemblance des: idées contenues dans ces livres avec celles qui font la substance du mysticisme arabe. M.Tholuck n’ayantavancé, contre l'authenticité des monuments de la kabbale, aucun argument que nous n'ayons déjà réfuté, nous nous arrêterons seulement à la dernière, et sans contredit la plus intéressante partie de son travail. Mais ici nous.sommes obligé d'entrer, un peu par anticipation, dans le fond même du système kabbalistique, et dans quelques considérations relatives à son origine: nous ne nous en plaindrons pas si cela peut jeter quelque ‘diversion sur les recherches un peu:arides qui nous occupent en ce moment.
La première réflexion qui se présente à l'esprit, c'est que la similitude des idées hébraïques et des idées arabes, fût-elle parfaitement établie, il n‘en résulterait pas encore que celles-là sont nécessairemènt une -contrefacon de celles-ci. Ne pourrait-il pas se faire que les unes et les autres fussent sorties par des canaux diffé rents d’une source commune plus ancienne que la philosophie musulmane, plus ancienne même que la phi-