‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 52 sur 202 · Ouvr. eît., part. II, p · texte numérisé non relu

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losophie grecque d'Alexandrie ? En effet, eh ce qui regarde les Arabes, M. Tholuck est obligé de convenir qu'ils ne connaissaient nullement la philosophie d’Alexandrie par ses véritables organes : les œuvres de Plotin, de Jamblique, de Proclus, ne sont jamais arrivées jusqu'à eux, n'ont jamais été traduites ni en syriaque ni en arabe, et de Porphyre ils ne possédaient qu’un commentaire purement logique, l'introduction au traité des catégories ‘. D'un autre côté, est-il vraisemblable que les croyances et les idées de l’ancienne Perse, que la philosophie religieuse des mages, si célèbre dans toute l’antiquité sous le nom de sagesse orientale, aient été complétement anéanties à l’époque de l'invasion musulmane, et ne comptent pour rien dans le mouvement intellectuel qui a illustré le règne des Abbassides? Nous savons qu’Avicenne a écrit un ouvrage sur la sagesse orientale. De quel droit donc ose-t-on affirmer, d’après quelques rares citations d’un auteur plus moderne, que ce livre, aujourd’hui complétement perdu, n’était qu'un recueil de pensées néoplatoniciennes * ? En mettant sous nos yeux ce passage d'Al Gazali : « Il faut que tu saches qu'entre le monde cor- « porel et celui dont nous venons de parler (le monde « spirituel) il y a le même rapport qu'entre notre « ombre et notre corps”, » comment M. Tholuck ne

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