‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 53 sur 202 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

s’est-il pas rappelé que c’est aussi dans ces termes, en se servant de la même comparaison , que les zerdustians , l’une des sectes religieuses de l’ancienne Perse, avaient formulé le principe fondamental de leur croyance‘? Quant aux Juifs, tout le monde sait que depuis la captivité jusqu’à leur entière dispersion, ils n'ont pas cessé d’être en relation avec ce qu'ils appellent le pays de Babylone. Nous n'’insisterons pas, pour le moment, sur ce point, qui sera longuement développé ailleurs. Nous dirons seulement que le Zohar cite positivement la sagesse orientale : cette sagesse, ditil, que les enfants de l'Orient connaissent depuis les premiers jours *, et dont il cite un exemple parfaitement d'accord avec ses propres doctrines. Evidemment, il ne peut pas être ici question des Arabes, que les éerivains hébreux appellent invariablement les enfants d'Ismaël ou les enfants de l'Arabie; ce n’est pas dans ces termes que l'on parlerait d’une philosophie contemporaine, étrangère, née récemment sous l'influence d’Aristote et de ses commentateurs alexandrins : le Zohar ne la ferait pas remonter aux premiers âges du monde; il ne la présenterait pas comme un héritage transmis

diximus, rationem talem, qualis umbræ ad corpus hominis, esse scito..….. 1b. supr., p. 17.

4. Voy. Thom. Hyde, de Relig. vet. Pers., c. XXII, p. 296 et seq. 2. 332 TO NIT JIPND NND M2 NIPIPN MI NOT NAN. 1 TON 4% part., *NDTP *DWD JYT VUIT NTIDON NMITD 19 VIDNY DTD sec. N° fol. 99 verso. .*

par Abraham aux enfants de ses coneubines, et par ceux-ci aux nations de l'Orient ‘.

Mais il n’est pas même nécessaire que nous fassions usage de cet argument; ear la vérité est que le mysticiame arabe et les principes enseignés dans le Zeohar nous frappent plutôt par leurs différences que par leurs ressemblances. Tandis que les unes portent exclusivement sur quelques idées générales, communes à toute espèce de mysticiame, les autres éclatent surtout sur les points les plus essentiels de la métaphysique des deux systèmes, et ne laissent subsister aucun doute sur la diversité de leur origine. Ainsi, pour aller tout droit au plus important, les mystiques arabes, après avoir reconnu en Dieu la substance unique de toutes choses et la cause immanente de l'univers, enseignent qu'il se révèle ou se manifeste sous trois aspects différents : 4° ee- Jui de l'unité ou de l'être absolu, au sein duquel nulle distinction n'existe encore; 2° celui où les objets dont se compose l'univers commencent à se distinguer dans leur essence, dans leurs formes intelligibles, et à se montrer présents devant l'intelligence divine. La troi- : sième manifestation divine c’est l'univers lui-même, c’est le monde réel ou Dieu devenu visible?. Le système kabbalistique est loin de nous offrir ce caractère de simplicité. Sans doute, il nous présente aussi la substance

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