‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 54 sur 202 · Thol., ouvr. cit. part.‘il, p. 28 et · texte numérisé non relu

Thol., ouvr. cit. part.‘il, p. 28 et

PREMIÈRE PARTIE. 119 divine comme la substance unique, cornme la source : d'où découlent éternellement, sans l’épuiser, toute vie, toute lumière et toute existence; mais, au lieu de trois manifestations, de trois formies générales de l’Étreinfini, il en reconnaît d'abord dix : ce sont les dix Séphiroth, qui se partagent en trois trinités venant $e réunir Garis “une trinité unique et dans une forme suprême. Corisidérées dans leur ensemble, les Séphiroth ne représetent que le premier degré, que la prenière sphère de l'existence, celle qu’on appelle le monde de l'émanation. Au-dessous d'elles se trouvent encore, nous offrant, chacun à part, le spectacle d’une variété infinie, le monde des purs esprits ou de la création, le monde des sphères et des intelligences qui les dirigent, ayant pour nom le monde de la formation; enfin le degré le plus infime appelé le monde du travail ow de l'action. Les mystiques arabes reconnaissent aussi commé uné âme collective dont sortent toutes les âmes particulières qui animent le mondé, comme un ésprit générateur qu’ils appellent le père des esprits, l'esprit de Mahomet, source, modèle et substance de tous les autres esprits *. C’est dans cette conception qu'on a voulu trou ver le modèle de l'Adam Kadmon, de l’homme céleste des käbbalistes. Mais ce que les kabbalistes désignent par ce nom, ce n’est pas seulement le principe de l’intelligence et de la vie spirituelle; c’est aussi ce qu'ils re-

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