‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 55 sur 202 · Ib. supr., p · texte numérisé non relu

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gardent comme au-dessus et comme au-dessous de : l'esprit; c’est l'ensemble des Séphiroth, ou le monde de l’émanation tout entier, depuis l’Étre dans son caractère le plus abstrait et le plus insaisissable, à ce degré qu'ils nomment le point ou le non-être, jusqu'aux forces constitutives de la nature. On ne trouve chez les Arabes aucune trace de la métempsycose, qui tient une si grande place dans le système hébraïque. Vainement aussi vous chercherez dans leurs œuvres ces allégories continuelles que l’on rencontre dans le Zohar, cet appel constant à la tradition, ces personnifications hardies se multipliant par des généalogies sans fin, genealogtis interminatis, comme dit saint Paul ‘, et ces métaphores gigantesques et bizarresqui s’accordent si bien avec l’esprit du vieil Orient. Arrivé à la fin de son œuvre, M. Tholuek lui-même, dont la franchise égale la science, recule devant la pensée qui l'avait séduit d'abord, et il conclut, comme nous pourrions le faire, à l'impossibilité absolue de faire dériver la kabbale de la philosophie mystique des Arabes. Voici, du reste, ses propres paroles, qui ne manqueront pas d'autorité dans la bouche d’un homme si profondément instruit de la philosophie et de la langue des peuples musulmans : « Que conclure « de ces analogies ? Peu de chose, à mon sens. Car, ce

4. Il est bien difficile de ne pas rapporter à la kabbale ce passage de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Neque intenderint « fabulis etgenealogiis interminatis, quæ quæstiones præstant magis « quèm ædificationem Dei. » (Epist. ad Timoth, I, 4.)

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