PREMIÈRE PARTIE
Jérusalem, et le Thalmud de Babylone. Elle ne s'accorde pas moins avec une croyance qui, d’après l’historien que nous venons de citer, doit être assez ancienne. « J'ai, dit-il, appris par tradition que cet ouvrage était « tellement volumineux, que , eomplet, il aurait suff « à la charge d’un chameau‘. » On ne peut pas sup poser qu'un homme, quand même il passerait sa vie à écrire sur de telles matières, puisse laisser de sa fécondité une preuve aussi effrayante. Enfin, on lit aussi dans les Suppléments du Zohar, V7 2%, écrits dans la même langue, et connus depuis aussi longtemps que le Zohar lui-même, que ce dernier ouvrage ne sera jamais entièrement publié; ou, pour traduire plus fidèle ment, qu'il le sera à la fin des jours”. | Lorsqu'on aborde l'examen du livre lui-même, pour y chercher, sans préoccupation, quelques lumières sur son origine, on ne tarde pas à s'apercevoir, par l’inégalité du style * et par le défaut d’unité, non pas dans le système, mais dans l'exposition, dans la méthode, dans l’application des principes généraux, enfin, dans les pensées de détail, qu’il est tout à fait impossible de