part., fol. 296 verso, édit. Mantoue
«-gents brilleront: comme la lumiète ‘du flrmaiient. Ce « sont eux qui s'occupent de ce livre, qu’on appelle le « Livre de la lumière, et qui, semblable à l'arche de Noé, «en réunit deux d’une ville-ét sept d’un roÿaume; « mais quelquefois il n’y en a qu’un de la même ville -« et deux de la même génération. C'est en eux :que «:8’accomplissent ces paroles : Tout mâle sera jeté dans :« le fleuve. Or, le fleuve n'est pas dutre chose que la .« lumière de ‘ce livre, et le mâle est celui qu’elle «éclaire ‘. » Ces mots font partie du Zohär, ét'cependant il est évident qu'à l’époque où ils furent:écrits, le Zohar existait déjà; il était même connu sous nom .qu'’il:porte encore aujourd'hui; nous sommes donc forcé de conclure qu'il s’est forrné successivement pendant la -durée de plusieurs siècles et par le travail.de plusieurs générations de’kabbälistes.
Voici, non pas la traduction, qui -cecuÿerait ‘trop de place, mais la substance d’un autre passage , très >précieux :sous tous lesirapports, et par lequel nous vou- Tons-surtout montrer que, longtemps après ]a mort de Simon ben Jochaï, sa doctrine s’est conservée dans la Palestine, où il avait vécu et enseigné, et que de ‘Babylone on ÿ envoyait des émissaires pour recueillir -quelques-orés de ses paroles. R. Jossé et R. Sédécias,
4 NT D PRT NT OMNA POMUD NDT JUN pN KN120DD YauY VYD D'U.72 PUINOT Ni NAN> VINT 110 27 95 DH JNAT MDUDD DU VYD MN 110501 3° part., fol. 483 verso. ‘#7 NEO TYIN NTI VIN -RINT
PREMIÈRE PARTIE. 431 voyageant un jour ensemble, la conversation tomba sur ce verset de l’Ecclésiaste : «L'homme et la bête meu- «rent également; le sort:de l'homme est comme le sort « de la bête; ils ont tous deux le même sort ‘. » Les deux docteurs ne pouvaient eomprendre que ke roi Salomon, le plus-sage des hommes, ait écrit ces paroles, qui, pour me servir de l'expression originale, sont-uné porte ouverte pour ceux qui n'ont pas la foi ?. En raisonnant ainsi, ils furent aecostés par un homme qui, fatigué par une longue eourse et par un soleil ardent ; leur demanda à boire. Ils lui donnèrent du vin, et le conduisirent auprès d’une "source. ‘Aussitôt qu'il se sentit :soülagé, l'étranger leur apprit qu'il était leur coreligionnaire , etique, par l’intermédiaire d’un fils qui donnaittout son:temps .à l'étude de la loi, il était Jui-même un peu initié à cette 'connaïissance.:Alors on lui soumit la question ‘dont on était occupé avant son arrivée. l'est inutile, pour le but auquel nous voulons atteindre ici, de faire connâître la manière dont il 3a résolut; nous dirons seulement qu'il:fut vivement ‘applaudi, ef:ce fut avec grande peine qu’on le laissa repartir. Peu de temps après, les deux kabbalistes eureiit les moyens de ‘s'assurer que cet homme était du nombre des-amis (t'est ainsi que, dans toute l'étendue de l'ouvrage, se nomment les adeptes de la doctrine),
1. Ecolés., oh.3, v. 49. Oo 2. 3° part., 2 JONUN NID 729 KT quart NME NT fol. 457 verso.
que, l'un des plus grands docteurs de l’époque, c'était
par humilité qu'il faisait honneur à son fils de la science qu'on admirait en lui; qu'enfin il était venu en Palestine, envoyé par les amis de Babylone, pour recueillir quelques paroles de Simon ben Jochaï et de ses disciples ‘- Tous les autres faits rapportés dans ce livre sont empreints de la même couleur, et se passent sur le même théâtre. Ajoutons à cela qu'on y fait souvent mention des croyances religieuses de l'Orient, comme du sabéisme * et même de l’islamisme ; qu'au contraire, on n'y trouve rien qui puisse se rapporter à la religion chrétienne, et nous comprendrons comment le Zohar, dans l'état où nous le voyons aujourd’hui, a pu n'être introduit dans nos contrées que vers la fin du xur siècle. Quelques-unes des doctrines qu'il renferme, comme nous l'avons vu par l'exemple de Saadiah, étaient sans doute déjà connues auparavant ; mais il paraît certain qu'avant Moïse de Léon, avant le départ de Nachmanides pour la Terre-Sainte, il n’en existait en Europe aucun manuscrit complet. Quant aux idées qu'il contient, Simon ben Jochaï nous apprend lui-même qu'il ne les a pas apportées le premier. Il répète à ses disciples ce que les amis ont enseigné
dans les livres anciens (*1905 N23991 SONT no
4. y7200 9aat man m0 simon NAN PAT NIAN Voyez, pour tout le récit, nan Nu 211 73 JYYOW 210 700 Zohar, 3° part., fol. 457 et 188.