PREMIÈRE PARTIE
*ND7P). Il cite particulièrement J6ba le vieux et Hamnouna le vieux. Il espère, au moment de révéler les plus grands secrets de la kabbale, que l’ombre de Hamnouna viendra l'écouter, suivie d’un cortége de soixante et dix justes ‘. Je suis loin de prétendre que ces personnages et surtout ces livres d’une antiquité si reculée aient existé réellement; je veux seulement constater ce fait que les auteurs du Zohar n'ont jamais songé à représenter Simon ben Jochat comme l'inventeur de la science kabbalistique.
Il est un eutre fait qui mérite de notre part la plus sérieuse attention. Plus d'un siècle après que le Zohar fut publié en Espagne, il existait encore des hommes qui ne connaissaient et ne transmettaient que par tradition la plupart des idées qui en sont la substance. Tel est Moïse Botril, qui, en 1409, ainsi qu’il nous l’apprend lui-même*, s'exprime ainsi sur Îa kabbale et sur les précautions avec lesquelles il faut l'enseigner : « La kabbale n’est pas autre chose qu’une philosophie « plus pure et plus sainte; seulement le langage phi- « losophique n'est pas le même que celui de la kab- « bale*.… Elle est ainsi appelée, parce qu’elle ne pro- « cède pas par raisonnement, mais par tradition. Et « lorsque le maître a développé ces matières à son dis-