‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 69 sur 202 · RE · texte numérisé non relu

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étrangers au texte. Cependant, nous ne pouvons pas laisser ignorer qu'ils ont été compris tout différemment et d'une manière qui ne répugne ni au caractère général du livre, ni aux lois de l’étymologie, par l’auteur espagnol que nous avons nommé un peu plus haut. Voici comment il s'exprime à ce sujet : « Par le premier de ces trois termes (Sephar), on veut « désigner les nombres qui seuls nous offrent un « moyen d'apprécier la disposition et les proportions « nécessaires à chaque corps pour atteindre le but « dans lequel il a été créé; et la mesure, et la quan- « tité, et le poids, et le mouvement, et l'harmonie, « toutes ces choses sont réglées par le nombre. Le se- « cond terme (Sipur) veut dire la parole et la voix, « parce que c'est la parole divine, c’est la voix du « Dieu vivant qui a produit les êtres sous leurs diverses « formes, soit extérieures, soit intérieures; c’est à elle « qu'on à fait allusion dans ces mots : Dieu dit quela « lumière soit, et la lumière fut. Enfin, le troisième « terme (Sépher) signifie l'écriture. L'écriture de Dieu, « c’est l’œuvre de la création; la parole de Dieu, c’est « son écriture; la pensée de Dieu, c'est sa parole. « Ainsi, la pensée, la parole et l'écriture ne sont en « Dieu qu'une seule chose, tandis que dans l’homme « elles sont trois.» Cette explication a d’ailleurs le

4, Quizo dezir en la palabra Sephar la cantidad y el peso de los cuerpos criados, por quanto la cantidad en modo que sea el cuerpo ordenado y proporcionado, apto para lo que es criado, no es sino

mérite de caractériser assez bien, tout en l’ennoblissant, ce bizarre système qui confond la pensée avec des symboles généralement connus, ‘pour la rendre en quelque sorte visible, et dans l’ensemble et dans les diverses parties de l'univers.

Sous le nom de Sephiroth, qui joue ailleurs un si grand rôle, mais qui entre ici pour la première fois dans le langage de la kabbale, on s'occupe d’abord des dix nombres ou numérations abstraites ‘. Elles sont représentées comme les formes les plus générales, par . conséquent les plus essentielles de tout ce qui est , et, si je puis m'exprimer ainsi, comme les catégories de l'univers. Nous voulons dire qu’en cherchant, n'importe de quel point de vue, les premiers éléments ou lesprin-

por numero; y la medida, y la cantidad, y el peso, y la proporzion de los movimientos, y la orden de la harmonia todo es por numero, que es lo que quiere dezir Sephar. Y Sipur quiere dezir la habla 6e la voz, pero es habla divina, voz de palabras de Dioz vivo, con laqual es la existencia de la cosa en su forma exterior y enterior, de laqual se habla, come dixo, y dico Dios sea luz, y fue luz. Y Sepher quiere dezir la escritura ; y la escritura de Dios son sus criaciones; y la palabra de Dios es su escritura ; y la consideracion de Dios es su palabra conque el Sephar, y el Sipur, y el Sepher en Dios son una cosa, y en el bombre son tres. Cuzary, Discors. 4, $ 25.

1. 0 ‘a niv20 wy Cette expression seule, aussi bien que les développements dont elle est suivie, ne permet pas d'adopter un autre sens, comme celui de sphère, fondé sur l'étymologie grecque apaipa, ou l’idée de lumière, exprimée par le mot saphir. Le livre de Raziel, malgré les extravagances qu'il contient, ne s'éloigne pas, sur ce point, de la vérité. p159 nn 52 n19192 Intsiaunin 02

mono Raziel, édit. Amsterd.….. fol. 8 verso.

cipes invariables du monde, on doit, d’après les idées dont nous sommes l'interprète, rencontrer toujours le nombre dix. « Il y a dix Sephiroth; dix et non pas « neuf, dix et non onze; fais en sorte que tu les com- « prennes dans ta sagesse ‘et dans ton intelligence; « que sur elles s’exercent constamment tes recherches, « tes spéculations, ton savoir, ta pensée et ton imagi- « nation ; fais reposer les choses sur leur principe, et « rétablis le Créateur sur sa base ‘. » En d’autres termes, et l’action divine et l'existence du monde se dessinent également aux yeux de l'intelligence sous cette forme abstraite de dix nombres, dont chacun représente quelque chose d’infini, soit en étendue, soit en durée, soit par tout autre attribut. Tel est du moins le sens que nous attachons à la proposition suivante : « Pour les dix Sephiroth, il n’y a pas de fin, ni dans « l'avenir, ni dans le passé, ni dans le bieh, ni dans le « mal, ni en élévation, ni en profondeur, ni à l’orient, « ni à l’occident, ni au midi, ni au nord *. » Il faut remarquer que les divers aspects sous lesquels on considère ici l'infini sont au nombre de dix, ni plus ni moins; par conséquent, nous n'apprenons pas seulement, dans ce passage, quel doit être le caractère général de toutes les Sephiroth ; nous y voyons de plus à quels principes, à quels éléments elles correspondent.

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