NOTA MOD NPD RNIININA NIODT MINIID NUYTP NNDUS
Zohar, 3 part., fol. 7-N3p434 9550 NNNIT
2. Pour ne pas multiplier les citations, je renverrai à Corduero qui les a toutes réunies dans son Pardes Rimonim, fol. 60-64.
« puisée en même temps d’en haut et d’en bas, la source « se renouvelle, et la mer, toujours remplie, distribue « ses eaux en tout lieu ‘. ».Cette union peut avoir lieu aussi d'une manière accidentelle, pendant que l'âme est-encore enchaînée au corps. Mais ici nous touchons à l'extase, au ravissement mystique et au dogme de la réversibihté dont nous avons résolu de parler ailleurs.
Cependant nous croirions avoir exposé d’une manière incomplète la théorie des Séphiroth , si noùs ne faisions pas connaître ‘les figures sous lesquelles on a essayé de les représenter aux yeux. 11 y en a trois principales, dont deux au moins sont consacrées par le Zohar.L’une-nous montre les Séphiroth sous la forme de dix cercles concentriques, ou plutôt de neuf cercles tracés autour d’un point qui est leur centre commun. L'autre nous les présente sous l’image du corps humain. La couronne, c’est la tête; la sagesse, le cerveau; l’intelligence, le cœur; le tronc et la poitrine, en un mot, la ligne du milieu est le symbole de la beauté, les bras celui de la grâce et de la justice, les parties inférieures du corps expriment les attributs qui restent. C'est sur ces rapports tout à fait arbitraires, poussés à leur dernière exagération dans les Tikounim (les suppléments du Zohar), que se fonde en grande partie la kab- . bale pratique ét la prétention de guérir par les diffé-
4, Zohar, dr part, fol. 60-70. —-n0D En MDINN 772 #05 a q921 0bnon no ROONN N321 NNNDN
rents noms de Dieu les maladies qui peuvent atteindre les diverses parties de notre corps. Ce n’est pas la première fois, au reste, qu'à la décadence d’une dactrine les idées ont été peu à peu étouffées par les symboles, même les plus grossiers, et la forme mise à la place de la pensée. Enfin, la dernière manière de représenter les dix Séphiroth, c’est celle qui les partage en trois groupes : à droite, sur une même ligne verticale , on voit figurer les attributs qu'on peut appeler expansifs , à savoir : le Logos ou la sagesse, la grâce et la force : à gauche se trouvent placés de la même manière, sur une ligne parallèle, ceux qui marquent la résistance ou la concentration; l'intelligence, c’est-à-dire la conscience du Logos, la justice et la résistance proprement dite. Enfin, au milieu sont les attributs substantiels que nous avons compris dans la trinité suprême. Au sommet, au-dessus du niveau commun, on lit le nom de la couronne, et à la base celui de la royauté ‘. Le . Zohar fait fréquemment allusion à cette figure qu’il compare à un arbre dont l’En-soph serait la vie et la sève, et qu'on a appelé depuis l'arbre kabbalistique. On y voit rappelée à chaque pas la colonne de la grâce (NID NNUD: O7 NIMAY: ), la colonne de la justice (NITT NTIDPe RONDUT NID) et la colonne du milieu (NMÿX2ÿYT7 NTI ); ce qui n'empêche
4. Pour toutes ces figures voir le Pardes Rimonim fol. 34-39 nrey 170ÿY0)
pas la même figure de nous représenter sur un autre plan, par les lignes horizontales, les trois trinités secondaires dont nous avons parlé précédemment. Outre toutes ces figures, les kabbalistes modernes ont encore imaginé des canaux (FNYI%) indiquant sous une forme matérielle tous les rapports, toutes les combinaisons qui peuvent exister entre les Séphiroth. Moïse Corduero parle d’un auteur qui en a compté jusqu'à six cent mille’, Ces subtilités peuvent intéresser, jusqu’à un certain point, la science du calcul; mais c'est en vain qu'on y chercherait une idée métaphysique. :
À la doctrine des Séphiroth , telle que nous venons de l’exposer, se mêle dans le Zohar une idée étrange, exprimée sous une forme plus étrange encore; c'est celle d’une chute et d’une réhabilitation dans la sphère même des attributs divins, d’une création qui a échoué; parce que Dieu n'était pas descendu avec elle pour y demeurer; parce qu'il n'avait pas encore revêtu cette forme, intermédiaire entre lui et la créature, dont l'homme ici-bas est la plus parfaite expression. Ces conceptions diverses, en apparence, ont été réunies dans une pensée unique que l'on rencontre en même temps, tantôt plus, tantôt moins développée, dans le Livre du mystère, dans les deux Jdra, et dans quelques autres fragments d'une moindre importance. Voici maintenant de quelle bizarre façon elle est présentée. La
À. 1b. supr., fol. 42-43.
Genèse ‘ fait: mention de sept rois d’'Edom qui ont précédé les rois d'Israël, et en les nommant elle les fait mourir l’un après l’autre, pour nous apprendre dans quel ordre ils se sont succédé. G’est de ce texte, si étranger par lui même à un tel' ordre d'idées , que les auteurs du. Zohur se sont emparés , pour y rattacher leur croyance à une sorte de révolution dans le monde invisible de l'émanation divine. Par les roïs d'Israël, ils entendent ces deux formes de l'existence absolue qui ont été personnifiées dans le roi et la reine, et qui représentent, en la divisant pour notre faible intelligenee, l'essence même de l'Étre. Les rois d'Édom;, ou, comme on les appelle encore, les anciens rois, ce sont les mondes qui n’ont pu subsister, qui n’ont pu se réaliser avant que les formes fussent établies, pour servir d’intermédiaire entre la création et l’essence divine considérée dans toute sa pureté. Au reste, la meilleure manière, selon nous, d'exposer sans altération cette obseure partie du système kabbalistique, c'est de citer, en. les expliquant l’un par l’autre, quelques-uns des fragments qui s’y rapportent. « Avant que l'Ancien des « anciens, celui qui est le plus caché parmi les choses « cachées, eût préparé les formes des rois et les pre- « miers diadèmes, il n’y avait ni limite ni fin. Il se « mit donc à sculpter ces formes et à les tracer dans sa « propre substance. Il étendit devant lui-même un voile,