‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 95 sur 202 · Idra raba; 1b, supr., fol: 135 recto et verso · texte numérisé non relu

Idra raba; 1b, supr., fol: 135 recto et verso

« tère; ils (le roi et la reine, le monde idéal et le monde « réel) ne se regardaient pas face à face, et les premiers « rois moururent faute de trouver leur subsistance, et « la terre était en ruines. Cette balance est suspendue « dans un lieu qui n’est pas (le non-être primitif); ceux « qui doivent être posés dans ses plateaux n'existent « pas encore. C'est une balance tout intérieure, qui « n’a pas d'autre appui qu’elle-même, invisible. Ce qui « n’est pas, ce qui est et ce qui sera, voilà ce que porte « et ce que portera cette balance ‘. »

Ainsi que nous l’apprend déjà une citation précéderite, les rois d'Édom, les anciens mondes n’ont pas disparu complétement; car, dans le système kabbalistique rien ne naît, rien ne périt d’une manière absolue. Seulement ils ont perdu leur ancienne place, qui était celle de l’univers actuel; et quand Dieu vint à se manifester hors de lui, à se reproduire lui-même sous la forme de l’homme, ils ressuscitèrent, en quelque sorte, pour entrer sous d’autres noms dans le système général de la création. « Lorsqu'on dit que les rois d’É- « dom sont morts, on ne veut pas parler d'une mort « réelle ou d’une complète destruction; mais toute dé- « chéance est appelée du nom de mort ?. » En effet, ils descendirent bien bas, ou plutôt, ils s’élevèrent bien peu au-dessus du néant; car ils furent placés au der-

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