‹ La kabbaleChapitre 101 sur 224 · Voir .4)7' noheni de Léon de Modène, p. 7, 79 et · texte numérisé non relu

Voir .4)7' noheni de Léon de Modène, p. 7, 79 et

3. Ali noliein [\e lion rugissant), publié par Julius Fiirst. Leipzig, 1840.

4. Ib. supy.,Y- 7. ai-iSCn DniK DD^STH TwnS " SinD'' DN TTiTi nSv

LA. KADBALE ET LE CIIRÎSTIANbME. 257

autorisé à regarder la kabbale comme un reste précieux d'une pbilosopbie religieuse de l'Orient, qui, transportée à Alexandrie, s'est mêlée à la doctrine de Platon, et, sous le nom usurpé de Denys l'Aréopagite, a su pénétrer jusque dans le mysticisme du moyen âge.

D'abord, sans sortir de la Palestine, nous rencontrons, au temps des apôtres, à Samarie, et probablement dans un âge déjà avancé, le personnage assez singulier de Simon le Magicien. Quel était cet homme qui jouissait au milieu de ses concitoyens* d'un pouvoir incontesté et d'une admiration sans bornes^? Il pouvait avoir des idées assez basses sur les motifs qui nous portent à partager avec les autres les dons les plus sublimes, mais assurément ce n'était pas un imposteur, puisqu'il plaçait les apôtres au-dessus de lui et qu'il voulait obtenir d'eux à prix d'argent le privilège de communiquer l'esprit saint \ J'irai plus loin, je pense que son autorité eût été vaine si elle n'avait pas eu pour appui une idée bien connue et depuis longtemps accréditée dans les esprits. Celte idée, nous la trouvons exprimée très nettement dans le rôle surnaturel qu'on attribuait à Simon. Le peuple tout entier, disent les Actea, depuis le plus grand jusqu'au plus petit, le regardait comme une personnification de la grande puissance .le Dieu : Hic csl virtm Dei qnx vocalur magnat Ov saint Jérôme nous apprend que par là notre prophète samaritain n'entendait pas autre chose que le verbe de Dieu (sermo Dciy. En cette qualité, il devait nécessairement réunir en lui tous les autres attributs divins;

1. L'opinion la plus généralement admise, c'est que Simon était de Giltlioï, bourg samaritain. L'historien Josèplic est le seul qui parle d'un Juif, originaire ^e Ciiypre, qui se faisait passer pour magicien. {Anliqiiit., liv. XX, chap. vu.)

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