Thoni. Ilyde, Reluj. veteriim Persarum, p. 4G5 et
3. Oiach Cliaïm, p. 54. La même chose est recoinmandée par les kabbalistes. Selon ces derniers, l'àme supérieure nous abandonne durant le sonnneil et il ne nous reste alors que l'àme vitale, incapable de défendre le corps des esprits impurs et des émanations de la mort. Zohar, i'" part., sect. 3't?i'i. — Voir aussi le Thalmud, traité du Sabbat, chap. vni.
4. Zend Av., t. III, p. 513. Cet usage subsiste encore aujourd'hui sous le nom de Sanciificalion de la lune (nj2.Sn w'ITp)-
5. Chez les l'arses, lorsqu'une femme vient d'accoucher, on entretient dans sa chambre, pendant trois jours et trois nuits, une lampe ou un feu allumé. Zend Av., t. IH, p. 565. — Th. Ilyde, ouvrage cité, p. 445. Chez les Juifs le même usage est observé à la mort d'une personne. Quant aux cérémonies dont le but est d'éloigner du nouveau-né le démon Lilith, elles sont bien autrement compliquées. Mais on en trouvera la raison et la description dans le livre de Raziel.
6. On trouvera dans le recueil de litanies appelées Icschts sadcs, des formules de prières que le Parse est obligé de réciter au moment de se couper les ongles, avant et après les fonctions naturelles, avant de remplir le devoir
ne soit pas encore près de nous faire défaut, est-il temps que ce parallèle touche à sa fin. Mais la bizarrerie, l'excentricité même des faits que nous venons de recueillir ne donne que plus de certitude à la conséquence que nous en tirons; car ce n'est pas assurément dans des croyances et des pratiques de ce genre que l'ou peut invoquer les lois générales de l'esprit humain. Nous pensons donc avoir démontré que la religion, c'est-à-dire la civilisation tout entière des anciens Perses, a laissé des traces nombreuses dans toutes les parties du judaïsme : dans sa mythologie céleste, représentée par les anges ; dans sa mythologie infernale et enfin dans les pratiques du culte extérieur. Croironsnous à présent que sa philosophie, c'est-à-dire la kabbale, ait seule échappé à cette influence? Cette opinion est-elle probable, quand nous savons que la tradition kabbalistique s'est développée de la même manière, dans le même temps, et s'appuie sur les mêmes noms que la loi orale ou la tradition thalmudique? Mais à Dieu ne plaise que dans un sujet aussi grave nous puissions nous contenter, quelque fondée qu'elle soit, d'une simple conjecture. Nous allons prendre un à un tous les éléments essentiels de la kabbale et montrer leur parfaite ressemblance avec les principes métaphysiques de la religion de Zoroastre. Cette manière de procéder, si elle n'est pas la plus savante, devra paraître au moins la plus impartiale.
1° Le rôle que VEn Soph, l'infini sans nom et sans forme, remplit dans la kabbale, est donné par la théologie des mages au temps éternel (Zervane Akéréne), et d'autres disent à l'espace sans limites '. Or nous ferons remarquer
conjugal. Zi:nd Av., t. 111, p. 117, 120, 121, 125, 124. Des prières semblables sont ordonnées aux Juifs dans les mêmes circonstances. Voir Joseph Karo, Schouîchan Aroiich, p. 2, xDjH TV2 nin:~- et le Kilzour, p. 52, ^i^ï i:";y. d. Anquelil-Duperron, dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions, t. XXX Vil, p. 58 L
sur-le-champ que le nom de l'espace ou du lieu absolu (a*,p^2, makôm) esl devenu chez les Hébreux le nom mémo de la divinité. De plus, ce premier principe, celle source unique et suprême de toute existence, n'est qu'un Dieu abstrait sans action directe sur les èlres, sans commerce efficace avec le monde, par conséquent sans forme appréciable pour nous : car le bien et le mal, la lumière et les ténèbres existent également, sont encore confondus dans son sein *. D'après la secte des zervanites, dont l'opinion nous a été conservée par un bistorien persan*, le principe dont nous venons de parler, Zervàne ne serait lui-même, comme la Couronne chez les kabbalistes, que la première émanation de la lumière infinie.
2° On reconnaîtra sans effort le Meïmra des traducteurs chaldéens dans ces mots par lesquels Ormuzd lui-même définit l'IIonover ou la parole créatrice : « Le pur, le saint, « le prompt Honover, je vous le dis clairement, ô sage Zo- « roastre ! était avant le ciel, avant l'eau, avant la terre, « avant les troupeaux, avant les arbres, avant le feu, fils « d'Ormuzd, avant l'homme pur, avant les dews, avant tout « le monde existant, avant tous les biens. » C'est par cette môme parole qu'Ormuzd a créé le monde, c'est par elle qu'il iigit et qu'il existe \ Mais elle n'est pas seulement antérieure au monde; quoique donnée de Dieu, comme disent ies livres zends *, elle est éternelle comme lui ; elle remplit
1. T. II du Zend Av. Vcndklud. — Ib., t. III, traJ. du boun-Dehesch. Dans ce livre, Ormuzd et Ahriinane sont appelés un seul peuple du temps sans Jjornes.
2. Sliarislani, ap. Tliom. Ilydc, de Vetcr. Pcrs. nlig., p. 297. « Altéra magorum secla sunt Zervanihe qui" asscrunt lucem produxisse personas ex Luce, quœ omncs erant spiriluales, luminosa;, dominales. Sed quod harum maxima pcrsona, cui nomen Zervan, dubitavit de rc aliquà, ex islà dubilalicncj •cmersit Salarias. «