‹ La kabbaleChapitre 14 sur 224 · Traité de 'Haguiga, 14 t · texte numérisé non relu

Traité de 'Haguiga, 14 t

5. Le paradis est toujours appelé ny 7J ('^ Jardin d'Éden), ou le monde h venir, j^q,-; nSllT, tandis qu'ici on se sert du mot OTIS (Parfî^s), que les kabbalisles modernes ont également consacré à leur science.

4. « In hàc Gemarà neque Paradisus neque vujrcdi illuin ad liltcram exponendum est, sed poliùs de sublili et cœlcsti cognilione, secundùm quam magislri arcanum opus currùs intellexerunt, Deum, ejusque majestalem scrutando invenire cupiverunt. » (lloltinger, Diseurs. Gemaricus, p. 97.)

5. Le mot Acher (-inx) signifie hlléralement un autre, un autre homme.

allégorique où une fatale curiosité l'avait conduit, il devint un impie déclaré; il s'abandonna, dit le texte, à la génération du mal, il manqua aux mœurs, il trahit la foi, il vécut dans le scandale, et quelques-uns même vont jusqu'à l'accuser du meurtre d'un enfant. En quoi donc consistait sa première erreur? Oii l'ont conduit ses recherches sur les secrets les plus importants de la religion? Le Thalmud de Jérusalem dit positivement qu'il reconnut deux principes suprêmes* ; et le Thalmud de Babylone, d'après lequel nous avons rapporté tout le récit, nous donne à entendre la même chose. Il nous apprend qu'en voyant dans le ciel la puissance de Métatrône, de l'ange qui vient immédiatement après Dieu% Acher se prit à dire: « Peut-être, si cela était « permis, faudrait-il admettre deux puissances^ ». Nous ne voudrions pas nous arrêter trop longtemps à ce fait, quand nous devons en citer d'autres beaucoup plus significatifs; cependant, nous ne pouvons nous empêcher de faire la remarque que l'ange, ou plutôt l'hypostase appelée Métatrône, joue un très grand rôle dans le système kabbalistique. C'est lui qui, à proprement parler, a le gouvernement de ce monde visible; il règne sur toutes les sphères suspendues dans l'espace, sur toutes les planètes et les corps célestes, comme sur les anges qui les conduisent; car, audessus de lui, il n'y a plus rien que les formes intelligibles de l'essence divine et des esprits si purs, qu'ils ne peuvent exercer sur les choses matérielles aucune action immédiate. Aussi a-t-on trouvé que son nom, en re\pli({uant par les

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