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Dautres écrivains, comme M. ^'. Munck^, divisent la Kabbale de la façon suivante :
|o Symbolique.
i. Calculs mystiques. — The- ^ mura. - \ tarikon.
2" Positive, dognufliquc
3° fipéciiluliir ci mclnphysique.
^ [ Angps et
i'/uc. < Divisions
An^ps et dt'mons.
( Trausmigi'a'.ioii dos ài
\ Sopl
lirotli. elc.
Comme on le voit, M. S. Manck se rapproche de l'anciennidivision adoptée par certains Kabbalistes, surtout par Kircher.
Mais la division la plus complète, à notre avis, de la Kabbale, est CQ\\sASL^2Jdî2L^ > ^'^^^ ^^^^^ ^["^ nous avons adoptée nous-mêmes dans notre tableau général ci-dessus, car elle a le mérite de répondre, par ses grandes lignes, aux divisions généralement adoptées, tout en complétant ces divisions par la reconnaissance d'une partie pratique.
Bereschit.
Sepher Jesirah.
Mercabau.
Zoliar.
Rien oiij)resgue rien | d'écrit.
Manuscrits.
Magiques.
[Clavicules.)
1" degré.
Légendes historiques.
Haggndah.
2"= degré.
Morale pratique.
3 ''degré.
Mystique.
(Magie pratique.)
L'enseignement traditionnel, trine comme la nature humaine et ses besoins, était à la fois historique, moral et mystique ; en sorte
\. S. Munk, article Kabbale {Dict. de la conversation) . 2. J.-F. Molitor, Pldlosophie de la tradition, traduit de l'allemand par Xavier Qnris.
que récriture sainte renfermait un triple sens, savoir : 1° le sens '^ littéral, historique (pashut),qui correspond au corps et au p ams '^ du temple; ""^ ^
2° L'explication morale [drusch], h l'àme ou au saint ; ^ t/
3" Enfin le sens mystique (sorf), qui représente l'esprit et le saint 3" des saints.
Le premier, composé de certains récits tirés de la vie des anciens patriarches, se transmettait de génération en génération comme autant de légendes populaires. Qi^ ^e trouve épars çà et là en forme de glose, dans les manuscrits bibliques et les paraphrases chaldaïques.
Le sens moral envisageait tout sous le point de vue pratique, tandis que le mystique s'élevant au-dessus des rapports du monde visible et passager, planait sans cesse dans la sphère de l'éternel.
Le mystique obligeait donc à une discipline secrète, exigeant une piété d'âme peu commune.
C'était en raison de ces deux conditions qu'on initiait un disciple, sans considérer ni l'âge ni la condition, puisqu'il arrivait quelquefois au père d'instruire ses fils encore tout jeunes.
On nomme cette haute tradition Kabbale [en. hébreu KIBBEL, réunir). Ce mot enferme, outre l'objet extérieur, l'aptitude de Tàme à concevoir les idées surnaturelles.
\ax Kabbale se divisait en deux parties, savoir : la théorique et la pratique.
1° Traditions patriarcales sur le saint mystère de Dieu et des personnes divines ;
2° Sur la création spirituelle et la chute des anges;
3" Sur l'origine du chaos, de la matière et la rénovation du monde dans les six jours de la création ;
4" Sur la création de l'homme visible, sa chute et les voies divines tendant à sa réintégration.
Autrement elle traitait:
De l'oeuvre de la création. [Masse-Dcreschit).
Du char céleste. {Mercaùah).
L'œuvre de la création est renfermée dans le Sepkcr Jcsirak. Nous avons fait de ce livre la première traduction française qui ail paru (1887).
Uopui.-;, une nouvelle tradiirtion, plus développée, grâce à des originaux plus complets, a été faite par M. M aijer- Lambert *. Nous ne pouvons que recommander vivement ce travail très sérieux. Un seul i-egret peut être exprimé, c'est l'absence d'une bibliographie qui eût été fort ulile pour tous.
Afin de permettre au lecteur de compléter, autant que possible, noire traduction qui se trouvera plus loin, nous donnons ici un tableau résumant les développements complémentaires du Sep/ier Jesirah. Nous avons modifié fes rapports des planètes et des jours de la semaine, ra[)ports qui nous semblent défectueusement établis par suite d'un rapprochement mal compris entre l'ordre des planètes et celui des jours. L'horloge égyptienne donnée par Allietle (Elteila) permet de bien voir l'origine de cette erreur.
1. Mayer Lambert. Commenta're sur le Seplier Yesira ou livre de la création par le fiaon Saadya de Kayoum, publié et traduit par Mayer l.ambert, élève diplômé de l'École pratique des hautes éludes, professeur au séminaire isi-aëlile. (t^aris, liouillaud 1891.)
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