‹ La kabbaleChapitre 21 sur 224 · Morinus, Exercilaliones biblicœ, p · texte numérisé non relu

Morinus, Exercilaliones biblicœ, p

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rh'J nS^J"! bn; UITS "an pDin IUTN omis*. SchalscUeUth Imhabalah, fol. 20, vers.

3. La première édition du Sepher ielzirnh est celle de Manloue, publiée eu 1505, tandis que la chronique dont nous voulons parler, la Chaîne de la liadtlion (Schalschelelh hakabalah), a déjà été imprimée à Imola, en 1549.

du quatorzième siècle, Isaac Délaies, qui, dans sa préface du Zohary se demande : « Qui a permis à R. Akiba d'écrire, en l'appelant mischna, le Seplter ielzirah^ puisque c'est un livre qui avait été transmis oralement depuis Abraham? » Ces termes, que nous avons essayé de conserver fidèlement, sont évidemment contraires à la distinction que nous voulons détruire ; et cependant celle-ci ne repose, en dernier résultat, que sur celte seule autorité. L'auteur du Livre de la création n'est donc pas encore découvert. Ce n'est pas nous qui déchirerons le voile qui nous cache son nom; nous doutons même que cela soit possible, avec les faibles éléments dont nous pouvons disposer. Mais l'incertitude à laquelle nous sommes condamné sur ce point ne peut jamais s'étendre aux propositions que nous croyons avoir démontrées, et qui, au besoin, peuvent suffire à l'intérêt purement philosophique qu'il faut chercher dans ces matières.

GUAPITRE III

AUTHEMICITE DU ZOnAR

Un intérêt bien plus vif, mais aussi de bien plus graves difficultés, sont attachés an monument dont il nous reste encore à parler. Le Zohar, ou le Livre de la lumière, est le code universel de la kabbale. Sous la modeste forme d'un commentaire sur le Pentateuque, il touche, avec une entière indépendance, à toutes les questions de l'ordre spirituel, et quelquefois il s'élève à des doctrines dont la plus forte intelligence pourrait encore se glorifier de nos jours. Mais il est loin de se maintenir toujours à cette hauteur; trop souvent il descend à un langage, à des sentiments et à des idées qui décèlent le dernier degré d'ignorance et de superstition. On y trouve, à côte de la mâle simplicité et de l'enthousiasme naïf des temps bibliques, des noms, des Hiits, des connaissances et des habitudes qui nous transportent au milieu d'une époque assez avancée du moyen âge. Cette inégalité dans la forme comme dans la pensée, ce bizarre mélange des caractères, qui distinguent des temps très éloignés les uns des autres, enfin le silence presque absolu des deux Thalmud, l'absence de documents positifs jusqu'à la fin du treizième siècle, ont fait naître sur l'origine et sur l'auteur de ce livre les opinions les plus divergentes. Nous allons

(l'abord les rapporter d'après les témoignages les plus anciens et les plus fidèles; nous essayerons ensuite de les juger, avant de nous prononcer nous-mème sur cette question difficile. Tout ce qui a été dit, tout ce que généralement l'on pense encore aujourd'hui de la formation et de l'antiquité du Zohm\ est résumé d'une manière assez impartiale par deux auteurs que nous avons déjà plusieurs fois cités. « Le Zohai\ dit « Abraham ben Zacouth dans son Livre des gé7iéalogies\ le « Zohar dont les rayons éclairent le monde% qui renferme « les plus profonds mystères de la loi et de la kabbale, n'est « pas l'œuvre de Simon ben Jochaï, quoiqu'on l'ait publié « sous son nom. Mais c'est d'après ses paroles qu'il a été « rédigé par ses disciples, qui confièrent eux-mêmes à « d'autres disciples le soin de continuer leur tâche. Les « paroles du Zohar n'en sont que plus conformes à la vérité, « écrites comme elles le sont par des hommes qui ont vécu « assez tard pour connaître la Mischna, et toutes les déci- « sions, tous les préceptes de la loi orale. Ce livre n'a été « divulgué qu'après la mort de R. Moïse ben Nachman et <■< de Pi. Ascher, qui ne l'ont pas connu\ » Voici en quels termes s'exprime sur le même sujet le rabbin Guédalia, auteur de la célèbre chronique intitulée La chahie de la Iradition\ « Vers l'an cinq mille cinquante de la création ce (1290 de J.-C), il se trouva diverses personnes qui préce tendaient que toutes les parties du Zohar écrites en dia- « lecte de Jérusalem (le dialecte aramécn) étaient de la « composition de R. Simon ben Jochaï, mais que tout ce qui « est en langue sacrée (l'hébreu pur) ne doit pas lui être

1' roni"' "120) P- "^2 et 45. L'auteur de ce livre florissait en 1492.

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