‹ La kabbaleChapitre 26 sur 224 · Ouvr. et/., part. II, p · texte numérisé non relu

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ments de la kabbale, aucun argument que nous n'ayons déjà réfuté, nous nous arrêterons seulement à la dernière et sans contredit la plus intéressante partie de son travail. Mais ici nous sommes obligé d'entrer, un peu par anticipation, dans le fond même du système kabbalistique, et dans quelques considérations relatives à son origine : nous ne nous en plaindrons pas si cela peut jeter quelque diversion sur les recbercbes un peu arides qui nous occupent en ce moment.

La première réflexion qui se présente à l'esprit, c'est que la similitude des idées hébraïques et des idées arabes fûtelle parfaitement établie, il n'en résulterait pas encore que celles-là sont nécessairement une contrefaçon de celles-ci. Ne pourrait-il pas se faire que les unes et les autres fussent sorties par des canaux différents d'une source commune plus ancienne que la philosophie musulmane, plus ancienne même que la philosophie grecque d'Alexandrie? En effet, en ce qui regarde les Arabes, M. Tholuck est obligé de convenir qu'ils ne connaissaient nullement la philosophie d'Alexandrie par ses véritables organes : les œuvres de Plotin, de Jamblique, de Proclus, ne sont jamais arrivées jus(|u'à eux, n'ont jamais été traduites ni en syriaque ni en arabe, et de Porphyre ils ne possédaient qu'un commentaire purement logique, l'introduction au traité des catégories'. D'un autre côté, est-il vraisemblable que les croyances et les idées de l'ancienne Perse, que la philosophie religieuse des mages, si célèbre dans toute l'antiquité sous le nom de sagesse orientale, aient été complètement anéanties à l'époque de l'invasion musulmane, et ne comptent pour rien dans le mouvement intellectuel qui a illustré le règne des Abbassides? Nous savons qu'Avicenne a écrit un ouvrage sur la sagesse orientale. De quel droit donc osc-t-oii aTir-

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