part., fol. 296, verso, édit. de Manloue
AUTHENTICITÉ DU ZOIIAR. 93
« brilleront comme la lumière du firmament. Ce sont eux « qui s'occupent de ce livre, qu'on appelle le Livre ie la lu- « mière, et qui, semblable à l'arche de Noé, en réunit deux « d'une ville et sept d'un royaume ; mais quelquefois il n'y « en a qu'un de la même ville et deux de la même famille. <c C'est en eux que s'accomplissent ces paroles : Tout mâle « sera jelé dans le fleuve. Or, le fleuve n'est pas autre chose « que la lumière de ce livret ^) Ces mots font partie du Zohar, et cependant il est évident qu'à l'époque où ils furent écrits, le Zohar existait déjà; il était même connu sous le nom qu'il porte encore aujourd'hui ; nous sommes donc forcé de conclure qu'il s'est formé successivement pendant la durée de plusieurs siècles et par le travail de plusieurs générations de kabbalistes.
Voici, non pas la traduction, qui occuperait trop de place, mais la substance d'un autre passage, très précieux sous tous les rapports, et par lequel nous voulons surtout montrer que, longtemps après la mort de Simon ben Jochaï, sa doctrine s'est conservée dans la Palestine, où il avait vécu et enseigné, et que de Babylone on y envoyait des émissaiies pour recueillir quelques-unes de ses paroles. R. Jossé et R. Ézéchias, voyageant un jour ensemble, la conversation tomba sur ce verset de VEcclcsiaste : « L'homme et la bête « meurent également ; le sort de l'homme est comme le sort ce de la bête; ils ont tous deux le même sort^ >) Les deux docteurs ne pouvaient comprendre que le roi Salomon, le plus sage des hommes, ait écrit ces paroles, qui, pour me servir de l'expression originale, sont une porte ouverte pour
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l^-j. 3° part., fol. 153, verso.