‹ La kabbaleChapitre 31 sur 224 · Voyez surtout la 1"^^ partie du Zohar, fol. 99 et · texte numérisé non relu

Voyez surtout la 1"^^ partie du Zohar, fol. 99 et

AUTHENTICITE DU ZOIIAR. 95

n'être introduit dans nos contrées que vers la fin du treizième siècle. Quelques-unes des doctrines qu'il renferme, comme nous l'avons vu par l'exemple de Saadiah, étaient sans doute déjcà connues auparavant; mais il paraît certain qu'avant Moïse de Léon, avant le départ de Naclimanides pour la Terre-Sainte, il n'en existait en Europe aucun manuscrit complet. Quant aux idées qu'il contient, Simon ben Jochaï nous apprend lui-même qu'il ne les a pas apportées le premier. Il répète à ses disciples ce que les amis ont enseigné dans les livres anciens (nson xnn njicxt ne* \s*Gip). Il cite particulièrement Jéba le Vieux et Hamnouna le \ieux. Il espère, au moment de révéler les plus grands secrets de la kabbale, que l'ombre de Hamnouna viendra l'écouler, suivie d'un cortège de soixante-dix justes \ Je suis loin de prétendre que ces personnages et surtout ces livres d'une antiquité si reculée aient existé réellement ; je veux seulement constater ce fait que les auteurs du ZoJiar n'ont jamais songé à représenter Simon ben Jocbaï comme l'inventeur de la science kabbalistique.

Il est un autre fait qui mérite de notre part la plus sérieuse attention. Plus d'un siècle après que le Zohar fut publié en Espagne, il existait encore des bommes qui ne connaissaient et ne transmettaient que par tradition la plupart des idées qui en sont la substance. Tel est Moïse Botril, qui, en 1409, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même", s'exprime ainsi sur la kabbale et sur les précautions avec lesquelles il faut l'enseigner : « La kabbale n'est pas autre « cliose qu'une pbilosopbie plus pure et plus sainte; seule- « ment le langage pbilosopliique n'est pas le même que cece lui de la kabbale^... Elle est ainsi appelée parce qu'elle ne « procède pas par raisonnement, maispar tradition. Et lorsque

i. Ulra Raha, aJ init.

2, Voyez son Commentaire sur le Sepher iclzituh, édit. de Mantoue, fol. 46.

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