‹ La kabbaleChapitre 40 sur 224 · ïrnp: a*,ns icu n^pn ici snzu? nmis' i^ iha · texte numérisé non relu

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4. Les simples ne représentent qu'un son; les doubles en expriment deux, l'un doux et l'autre fort. A la première classe appartiennent les lettres suivantes : pi'îJD p "îtrri TM ; l:i dernière est représentée par ces deux mots : mrD "t;2.- Enlln, dans le mot ^»)2N O" réunit les trois mères, dont l'une, le

il4 U KABBALE.

lent : ou, pour nous exprimer plus clairement, ce sont les nombres trois, sept et douze qu'on cherche à retrouver per fas et nefas dans ces trois régions de la nature : 1" dans la composition générale du monde; 2° dans la division de l'année ou dans la distribution du temps dont l'année est la principale unité; 3" dans la conformation de l'homme. Nous retrouvons ici, bien qu'elle ne soit pas explicitement énoncée, l'idée du macrocosme et du microcosme, ou la croyance que l'homme n'est que l'image et, pour ainsi dire, le résumé de l'univers.

Dans la composition générale du monde, les mères, c'està-dire le nombre trois, représentent les éléments, qui sont l'eau, l'air et le feu. Le feu est la substance du ciel; l'eau, en se condensant, est devenue celle de la terre; enfin, entre ces deux principes ennemis, est l'air qui les sépare et les réconcilie en les dominant*. Dans la division de l'année, le même signe nous rappelle les saisons principales : l'été, qui répond au feu; l'hiver, qui, dans l'Orient, est généralement marqué par des pluies ou par la domination de l'eau, et la saison tempérée, formée par la réunion du printemps et de l'automne. Enfin, dans la conformation du corps humain, celle trinité se compose de la tète, du cœur ou de la poitrine, et du ventre ou de l'estomac; ce sont, si je ne me trompe, les fonctions de ces divers organes qu'un médecin moderne a appelés le trépied de la vie*. Mais le nombre trois paraît ici, comme dans toutes les combinaisons du mysticisme, une forme si nécessaire, qu'on en fait aussi le symbole de l'homme moral, en qui l'on distingue, selon l'expression originale, « le plateau du mérite, le plateau de la

\y, parce que c'est une letlre sifflante, rejnésenle le feu; la seconde, qui est muette, représente l'eau; enfin, la première, légèrement aspirée, est le symbole de l'air.

i . Chap. lu, propos. 5.

'2. Chap. m, propos. 4.

ANALYSE DU SEPllER lETZIRAH. H5

« culpabilité et l'aiguille de la loi qui prononce entre l'un « et l'autre* ».

Par les sept doubles on représente les contraires ou du moins les choses de ce monde qui peuvent servir à deux fins opposées. 11 y a dans l'univers sept planètes, dont l'influence est tantôt bonne et tantôt mauvaise; il y a sept jours et sept nuits dans la semaine; il y a dans notre propre corps sept portes, qui sont les yeux, les oreilles, les narines et la bouclie. Enfin, ce nombre sept est encore celui des événements heureux ou malheureux qui peuvent arriver à l'homme. Mais cette classification, comme on doit s'y attendre, est trop arbitraire pour mériter une place dans cette analyse'^

Les douze simples, dont il nous reste encore à parler, répondent aux douze signes du zodiaque, aux douze mois de l'année, aux principaux membres du corps humain et aux attributs les plus importants de notre nature. Ces derniers, qui seuls ont peut-être quelque droit à notre intérêt, sont la vue, l'ouïe, l'odorat, la parole, la nutrition, la génération, l'action ou le toucher, la locomotion, la colère, le rire, la pensée et le sommeiP. C'est, comme on le voit, l'esprit d'examen à son début; et si nous avons lieu d'être surpris, tantôt de ses procédés, tantôt de ses résultats, cela même est une preuve de son originalité.

Ainsi, la forme matérielle de l'intelligence, représentée par les vingt-deux lettres de l'alphabet, est en même temps la forme de tout ce qui est; car, en dehors de l'homme, de l'univers et du temps, on ne peut plus rien concevoir ({ue riulini : aussi appelle-t-onces trois choses les fidèles témoins de la véi'ité\ Chacune d'elles, maliré la variété que nous y

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propos. 1.

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