J njy; aSiy s'rrx: any. cimp. iv. propos, i
avons observée, est un système qui a son centre et en quelque sorte sa hiérarchie : « Car, dit le texte, l'unité domine sur « les trois, les trois sur les sept, les sept sur les douze ; mais « chaque partie du système est inséparable de toutes les « autres^ » L'universapourcentreledragoncéleste;lecœur est le centre de l'homme ; enfin, les révolutions du zodiaque forment la base des années. Le premier, dit-on, ressemble à un roi sur son trône ; le second, à un roi parmi ses sujets, et le troisième, à un roi dans la guerre \ Nous croyons que par cette comparaison on a voulu indiquer la régularité parfaite qui règne dans l'univers, et les contrastes qui existent dans l'homme sans détruire son unité. En effet, on ajoute que les douze organes principaux dont notre corps est composé « sont rangés les uns contre les autres en ordre de ce bataille : il en est trois qui servent à l'amour, et trois qui « produisent la haine; trois qui donnent la vie, et trois qui « appellent la mort". Le mal se trouve ainsi en face du bien, « et du mal ne vient que le mal, comme le bien n'enfante « que le bien. » Mais on fait remarquer aussitôt que l'un ne saurait être compris sans l'autre. Enfin, au-dessus de ces trois systèmes, au-dessus de l'homme, de l'univers et du temps, au-dessus des lettres comme au-dessus des nombres ou dos Sophiroth « est le Seigneur, le roi véritable qui « domine sur toutes choses, du séjour de sa sainteté et pente dant des siècles sans nombre* ». A la suite de ces mois, qui forment la véritable conclusion du livre, vient cette
Chap. \i, propos. 3.
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n'2riS*22. f>l"np. VI, propos. 2.
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Q\T:2^ ~rbw* □"TiT. '^''''P- ^i- propos. 2.
^- rj '>TJ T>*1 inp y'J';2'!2 dS1w2 br*'2 ]^n: "jSd Sx- Après avoir été appliqué tout entier aux dix Sepliiroth, ce passage ne reparaît qu'en partie à la place indiquée. Les quatre derniers mots en sont retranches.
ANALYSE DU SEPUER lETZIRAH. 1 1 7
espèce de dénouement dramatique dont nous avons parlé précédemment, et qui consiste dans la conversion d'Abraham, encore idolâtre, à la religion du vrai Dieu.
Le dernier mot de ce système, c'est la substitution de l'unité absolue à toute espèce de dualisme : à celui de la pliilosophie païenne, qui voulait voir dans la matière une substance éternelle dont les lois ne sont pas toujours d'accord avec la volonté divine; comme à celui de la Bible qui, par l'idée de la création, aperçoit bien dans la volonté divine, et par conséquent dans l'être infini, la seule cause, la seule origine réelle du monde, mais qui en même temps regarde ces deux choses, l'univers et Dieu, comme deux substances absolument distinctes l'une de l'autre. En effet, dans le Sepher ietzirah, Dieu, considéré comme l'Etre infini et par conséquent indéfinissable. Dieu, dans toute l'étendue de sa puissance et de son existence, se trouve au-dessus, mais non en dehors des nombres et des lettres, c'est-à-dire des principes et des lois que nous distinguons dans ce monde : chaque élément a sa source dans un élément supérieur, et tous ont leur origine commune dans le verbe ou dans l'esprit saint. C'est aussi dans le verbe que nous trouvons ces signes invariables de la pensée qui se répètent en quelque sorte dans toutes les sphères de l'existence, et par lesquels tout ce qui est devient l'expression d'un même dessein. Et ce verbe luimême, le premier des nombres, la plus sublime de toutes les choses que nous puissions compter et définir, qu'est-ce qu'il est, sinon la plus sublime et la plus absolue do tontes les manifestations de Dieu, c'est-à-dire la pensée ou l'intelligence suprême? Ainsi Dieu est à la fois, dans le sens le plus élevé, et la matière et la forme de l'univers. Il n'est pas seulement celte matière et celte forme; mais rien n'existe ni ne peut exister en dehors de lui; sa substance est au fond de tous les êtres, et tous portent l'empreinte, tous sont les symboles de son intelligence.
Celle conséquence si aiulacieuse, si élrangère, en apparence, aux principes qui la fournissenl, est le fond de la doctrine enseignée dans le Zohar. Mais là on suit une marche toute différente de celle qui vient de se dessiner sous nos yeux : au lieu de s'élever lentement, par la comparaison des formes particulières et des principes subordonnés de ce monde, au principe suprême, à la forme universelle, et enfin à l'unilé absolue, c'est ce dernier résultat qu'on admet tout d'abord; on le suppose, on l'invoque en toute occasion comme un axiome incontesté; on le déroule, en quelque façon, dans toute son étendue, en même temps qu'on le montre sous un jour plus mystérieux et plus brillant. Le lien qui pouvait exister entre toutes les conséquences obtenues de cette manière se trouve rompu, il est vrai, par la forme extérieure de l'ouvrage, mais le caractère synthétique qui y règne n'en est pas moins prononcé ni moins visible. 11 est donc permis de dire que le Livre de la lumière commence précisément au point où s'arrête celui de la Création : la conclusion de l'un sert à l'autre de prémisses. Une seconde différence, bien autrement digne d'être remarquée, sépare ces deux monuments et s'explique par une loi générale de l'esprit humain : aux nombres et aux lettres nous allons voir substituer les formes intérieures, les conceptions invariables de la pensée, en un mot les idées dans la plus vaste et la plus noble acception de ce terme. Le verbe divin, au lieu de se manifester exclusivement dans la nature, nous apparaîlra surtout dans l'homme et dans l'intelligence; il aura pour nom ï Homme prototype ou céleste, ^T2"îp m.x -wb" a"N*. Enfin, dans certains fragments dont la haute antiquité ne saurait être contestée, nous verrons, sans préjudice pour l'unité absolue, la pensée elle-même prise pour substance universelle, et le développement régulier de cette puissance mis à la place de la théorie assez grossière de l'émanation. Loin de nous la folle pensée de trouver chez les anciens
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Hébreux la doctrine philosophique qui règne aujourd'hui en Allemagne presque sans partage; mais nous ne craignons pas de soutenir, et nous espérons bientôt démontrer que le principe de cette doctrine, et jusqu'à des expressions exclusivement consacrées par l'école de Hegel, se trouvent parmi ces traditions oubliées que nous essayons de rendre à la lumière. Cette transformation que nous signalons dans la kabbale, ce passage du symbole à l'idée, se reproduit dans tous les grands systèmes philosophiques ou religieux, dans toutes les grandes conceptions de l'intelligence humaine. Ainsi, ne voyons-nous pas dans le rationalisme les diverses formes du langage dont se compose presque entièrement la logique d'Aristole, devenir dans celle de Kant les formes constitutives et invariables de la pensée? Ainsi, dans l'idéalisme, Pythagore et le système des nombres n'ont-ils pas précédé la sublime théorie de Platon? Ainsi, dans une autre sphère, n'a-t-on pas représenté tous les hommes comme issus du môme sang? n'a-t-on pas fait consister leur fraternité dans la chair, avant de la trouver dans l'identité de leurs droits et de leurs devoirs, ou dans l'unité de leur nature et de leur tâche? Ce n'est pas ici le lieu d'insister plus longtemps sur un fait général ; mais nous espérons du moins avoir fait comprendre les rapports qui existent entre le Sepher ielzirah et l'ouvrage à la ibis bien plus étendu* et plus important dont nous allons extraire la substance.
1. Le Zohar, dans l'éditiou d'Amslerdam, se compose de trois volumes grand in-8°, dont cliacun à peu près de 600 pages, en caractères rabbiniques |)ar conséquent très lins et très serrés.
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