‹ La kabbaleChapitre 43 sur 224 · Zoltar, 3° part., fol. 152, verso, sect. nniSyni · texte numérisé non relu

Zoltar, 3° part., fol. 152, verso, sect. nniSyni

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plète liberté sans rompre ouvertement, avec l'autorité religieuse; et peut-être aussi avaient-ils besoin de ces ménagements avec leur propre conscience. Dans les lignes suivantes, nous retrouvons le même esprit sous une forme encore plus remarquable : « Si la loi n'était composée que de paroles et ce de récits ordinaires, comme les paroles d'Ésau, d'Agar, de « Laban, comme celles qui furent prononcées par l'ânesse de « Balaam, et par Balaam lui-même, pourquoi serait-elle ap- « pelée la loi de vérité, la loi parfaite, le fidèle témoignage « de Dieu? Pourquoi le sage l'estimerai t-il plus précieuse « que l'or et les perles? Mais non; dans chaque mot se « cache un sens plus élevé : cliaque récit nous apprend autre « chose que les événements qu'il paraît contenir. Et cette loi « supérieure et plus sainte, c'est la loi véritable'. ^> Il n'est pas sans intérêt de rencontrer dans les œuvres d'un père de l'Eglise une manière de voir et jusqu'à des expressions tout à fait semblables : « S'il fallait, dit Origène, s'attacher à la « lettre et entendre ce qui est écrit dans la loi à la manière « des Juifs ou du peuple, je rougirais de dire tout haut que « c'est Dieu qui nous a donné des lois pareilles : je trouve- « rais alors plus de grandeur et de raison dans les législa- « tiens humaines, par exemple dans celles d'Athènes, de

« Rome ou de Lacédémone * «

« A quel homme, dit encore le même auteur, à quel « homme sensé, je vous prie, fera-t-on croire que le pre- « mier, le second et le troisième jour de la création, dans « lesquels cependant on distingue un soir et un matin, ont

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2. « Si adsideamus litterse et secundùm hoc vel quod Judœis, vel quod vulgo videtur, accipianius qu;c in lege scripta sunt, erubesco dicere et confiteri quia laies leges dederit Deus : videbuntiir enim magis élégantes et rationahilcs hominuin leges, verbi gratià, vel Romanorum, vel Atheniensium, vel Lacedœmoniorum. o Homil. 7, in Levit.

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