‹ La kabbaleChapitre 51 sur 224 · nxby N'a\s' ttxt xin: Ninn p^î:x iniiS ahzi nSSd nt hmn · texte numérisé non relu

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n'iiT T2X- ^^ P^'i'tv fol- 05, verso, sect. jiia nnx.

Ui LA KABBALE.

et de l'exislcnce; et par conséquent le monde, comme nous le verrons plus lard, ne pouvait être à leurs yeux que l'expression des idées ou des formes absolues de l'intelligence : en un mot, ils nous laissent entrevoir ce que peut la réunion de Platon et de Spinosa. Afin qu'il ne reste aucun doute sur ce fait important , et pour montrer en même temps que les plus instruits parmi les kabbalistes modernes sont restés fidèles aux traditions de leurs prédécesseurs, nous allons ajouter aux textes que nous avons traduits du Zohar un passage très remarquable des commentaires de Corduero. « Les trois premières Sépbirolh, à savoir : la ^^ w Kv" « couronne, la sagesse et l'intelligence, doivent être consirtiiwwji^' « dérées comme une seule et même chose. La première ■t-y^ « représente la connaissance ou la science, la seconde ce

^îw« tCvv^w-i ^^ ^^^1 connaît, et la troisième ce qui est connu. Pour s'ex- ^iC"vv<vJ'>*- « pliquer cette identité, il faut savoir que la science du « créateur n'est pas comme celle des créatures; car, chez « celles-ci, la science est distincte du sujet de la science et « porte sur des objets qui, à leur tour, se distinguent du ! « sujet. C'est cela qu'on désigne par ces trois termes : la 1 « pensée, ce qui pense, et ce qui est pensé. Au contraire, le « créateur est lui-même tout à la fois la connaissance et ce « qui connaît et ce qui est connu. En effet, sa manière de « connaître ne consiste pas à appliquer sa pensée à des « choses qui sont hors de lui; c'est en se connaissant et en « se sachant lui-même qu'il connaît et aperçoit tout ce qui « est. Rien n'existe qui ne soit uni à lui et qu'il ne trouve ^>t)'l (c dans sa propre substance. Il est lej,ype (mr-, typus) de « tout être, et toutes choses existent en lui sous leur forme « la plus pure et la plus accomplie; de telle sorte que la « perfection des créatures est dans cetle existence même, « par laquelle elles se trouvent unies h la source de leur a êtreS et h mesure qu'elles s'en éloignent, elles déchoient

OPINION DES KABBALISTES SUR DIEU. iio

ce de cet élat si parfait et si sublime. C'est ainsi que toutes « les existences de ce monde ont leur forme dans les « Sépbiroth, et les Séphiroth dans la source dont elles « émanent*. »

Les sept attributs dont il nous reste encore à parler, et que les kabbalistes modernes ont appelés les Séphirolh du ^4^^*^'^ la construction (^ijnn nirro), sans doute parce qu'ils servent '^^^'^'^^'^^^ pTus immédiatement à l'édification du monde, se développent, comme les précédents, sous forme de Irinités dans chacune desquelles deux extrêmes sont unis par un terme moyen. Du sein de la pensée divine, arrivée pour ellemême à sa plus complète manifestation, sortent d'abord deux principes opposés, l'un actif ou mâle, l'autre femelle ou passif : on trouve dans la grâce ou dans la miséricorde, *TDn, le caractère du premier; le second est représenté par '"ib^i la justice, ]n. Mais il est facile de voir par le rôle qu'elles V^ jouent dans rensembic du système que cette grâce et cette justice ne doivent pas être prises à la lettre; il s'agit bien plutôt de ce que nous appellerions l'extension et la concentration de la volonté. En effet, c'est de la première que sortent les âmes viriles, et de la seconde les âmes féminines. Ces deux attributs sont aussi nommés lesjl eux bras de la ^K^-lMifC Divinité : l'un TTônne la vie et l'autre la mort. Le monde ^''^^^^ ne saurait subsister s'ils restaient séparés; il est même impossible qu'ils s'exercent séparément, car, selon l'expression originale, il n'y a pas de justice sans grâce; aussi vontelles se réunir dans un centre commun qui est la beauté, mxEn, et dont le symbole matéi'icl est la poitrine ou le fr^î^^, cœur^ C'est un fait assez remarquable que le beau soit cou-

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