‹ La kabbaleChapitre 52 sur 224 · Pardes WunonimAiÀ. 55, reclo · texte numérisé non relu

Pardes WunonimAiÀ. 55, reclo

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o* part., fol. ii'JO, recto.

sidéré comme l'expression et le résiillat de toutes les qualités morales, ou comme la somme du bien. Les trois attributs suivants sont purement dynamiques, c'est-à-dire qu'ils nous représentent la Divinité comme la cause, comme la force universelle, comme le principe générateur de tous les êtres. Les deux premiers, qui représentent dans cette nouvelle sphère le principe mâle et le principe femelle, sont

"nMîi appelés, conformément à un texte de l'Ecriture, le triomphe,

t^-ji-^ nïj, et la gloire, Tin. Il serait assez difficile de trouver le sens de ces deux mots s'ils n'étaient suivis de cette définition : « Par le triomphe et la gloire on comprend l'exten- « sion, la multiplication et la force; car toutes les forces « qui naissent dans l'univers sortent de leur sein, et c'est

jL^/n^ « pour cela que ces deux Séphiroth sont appelées les armées « de rÉternel*. » Elles se réunissent dans un principe commun, ordinairement représenté par les organes de la génération, et qui ne peut signifier autre chose que l'élément générateur ou la source, la racine de tout ce qui est.

lit)*' ^^ ^^ nomme, pour cette raison, le fondement ou la base, TiDi. « Toute chose, dit le texte, rentrera dans sa base « comme elle en est sortie. Toute la moelle, toute la sève, « toute la puissance est rassemblée en ce lieu. Toutes les « forces qui existent sortent de là par l'organe de la géné- « ration. » Ces trois attributs ne forment aussi qu'un seul visage, qu'une seule face de la nature divine, celle qui est représentée dans la Bible par le dieu des armées^. Quant à

^IIjVV^ la dernière des Séphiroth, ou la royauté^ msV^, tous les kabbalistes s'accordent à dire qu'elle n'exprime aucun attribut nouveau, mais seulement l'harmonie qui existe entre tous les autres et leur domination absolue sur le monde. Ainsi, les dix Séphiroth, qui forment dans leur ensemble

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T,m Pi*: ]';\S1 mxiy pipj^ "Çj \'^ÀTi-7.ohar, l- part., fol. 296, recto. 2. niDi •l1P^<mï<2ï 11 TD1 nPN »S5"".i hz- N'2*iid »S1"1- Hî-N--^^- snpr.

OPINION DES KABBALISTES SUR DIEU. Ul

l'homme céleste, l'homme idéal, et ce que les kabbalistes ^2tlt^ modernes ont appelé le monde de l'émanation, îtîS'ïn dS";v, /ZJ^ se partagent en trois classes, dont chacune nous présente la '

Divinité sous un aspect différent, mais toujours sous la forme d'une Irinité indivisible. Les trois premières sont puiemont intelleclLielles ou métaphysiques; elles expriment l'identité absolue de l'existence et de la pensée, et forment ce que les kabbalistes modernes ont appelé le monde intelligible {uhn ^»A<-'-n' ^2^*152) : celles qui les suivent ont un caractère moral; d'une part, elles nous font concevoir Dieu comme l'identité de la bonté et de la sagesse; de l'autre, elles nous montrent dans la bonté ou plutôt dans le bien suprême l'origine de la beauté et de la magnificence. Aussi les a-t-on nommées les vertm !^n^f^*i-^ (rmîz) ou le monde sensible {xûriin Qhvj) dans l'acception la '^''*^~*^'' plus élevée du mot. Enfin, nous apprenons par les derniers de ces attributs que la providence universelle, que l'artiste suprême est aussi la force absolue, la cause toute-puissante, et que cette cause est en même temps l'élément générateur de tout ce qui est. Ce sont ces dernières Séphiroth qui constituent le monde nalurcl ou la nature dans son essence et J/tU^^ dans son principe, natura naturans (yi^icn dSi!?)'. Voici maintenant en quels leimcs on cherche à ramener ces aspects divers à l'unité et par conséquent à une trinilé suprême : « Pour posséder la science de l'unité sainte, il faut regarder « la flamme qui s'élève d'un brasier ou d'une lampe allumée : « on y voit d'abord deux lumières, l'une éclatante de blan- (c cheur, l'autre noire ou bleue; la lumière blanche est au- « dessus et s'élève en ligne droite; la lumière noire est au- « dessous et semble cire le siège de la première : elles sont « cependant si étroitement unies l'une à l'autre, qu'elles ne ce foiment qu'une seule flamme. Mais le siège formé par la « luniièie bleue ou noire s'attache à son tour à la mèche qui

i, Voy. Pardes Rimoniin, fol. G6, verso, 1" col.

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ce est encore au-dessous d'elle. Il faut savoir que la lumière ce blanche ne change pas; elle conserve toujours la couleur c< qui lui est propre; mais on dislingue plusieurs nuances ce dans celle qui est au-dessous : cette dernière prend en ce outre deux directions opposées; elle s'attache en haut à la ce lumière blanche et en bas à la malière enflammée; mais ce cette matière est sans cesse absorbée dans son sein, et ce elle-même remonte constamment vers la lumière supéce rieure. C'est ainsi que tout rentre dans l'unitéo^'pnx nSj'i ce inNmnu*. » Pour qu'il ne reste aucun doute sur le sens de cette allégorie, nous ajouterons que, dans une autre partie du Zohar, elle est reproduite presque littéralement pour cxpliqiier la nature de l'àme humaine qui, elle aussi, forme une trinité, image affaiblie de la trinité suprême.

Cette dernière espèce de trinité, qui comprend explicitement toutes les autres, et nous offre en résumé toute la théorie des Séphiroth, est aussi celle qui joue le plus grand rôle dans le Zohar. Elle est exprimée, comme les précédentes, par trois termes seulement, dont chacun a déjà été présenté comme le centre, comme la plus haute manifestation de l'une Jes trinilés subordonnées : parmi les attributs métaphysiques, c'est la couronne; parmi les attributs moraux, la beauté; c'est la royauté parmi les attributs inférieurs. Mais qu'est-ce que la couronne dans le langage allégorique de la kabbale? c'est la substance, l'Etre un et absolu. Qu'est-ce que la beauté? c'est, comme ledit expressément V Idra sauta , la plus haute expression de la vie et de la perfection morales. Emanation de l'intelligence et de la grâce, elle est souvent comparée à l'orient, au soleil dont la lumière est également réfléchie par tous les objets de ce monde, et sans laquelle tout rentrerait dans la nuit : en un mot, c'est l'idéal. Enfin, qu'est-ce que la royauté? L'action permanente et immanente

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