I. Zoltar, 1" [lait., fol. 51, recto, sect. n'w'XiS
de (oiitcs les Séphiroth réunies, la présence réelle de Dieu au milieu de la création : et celle idée est parfaitement exprimée par le mot Scliéchinah (nr3c), l'un des surnoms de la royauté. Ainsi donc, l'Etre absolu, l'être idéal et la force immanenle des choses; ou si l'on veut, la substance, la pensée et la vie, c'est-à-dire la réunion de la pensée dans les objels, tels sont les vrais termes de cette Irinité nouvelle. Jls constituent ce qu'on appelle la colonne du milieu (nd^^ïcn" n-172>*) ; parce que, dans toutes les figures par lesquelles on a coulume de représenter aux yeux les dix Séphiroth, ils sont placés au centre, l'un au-dessus de l'autre, en forme de ligne droite ou de colonne. Ces trois termes, comme on peut s'y attendre d'après ce que nous savons déjà, deviennent autant dévisages ou de personnifications symboliques. La couronne ne change pas de nom; elle est toujours le grand visage, l'Ancien des jours, l'Ancien dont le nom soit sanctifié (N^np xp^ny). La beauté, c'est le roi saint, ou simplement le roi ('NUinp Nr'712 NjS^), et la Schéchinah, la présence divine dans les choses, c'est la Matrone ou la Reine (Nniniic). Si l'une est comparée au soleil, l'autre est comparée à la lune, pnrce que toute la lumière dont elle brille, elle l'emprunte de plus haut, du degré qui est immédiatement au-dessus d'elle; en d'autres termes, Texislence réelle n'est qu'un reflet ou une image de la beauté idéale. La matrone est aussi appelée du nom d'Eve; car, dit le texte, c'est elle qui est la mère de toutes choses, et tout ce qui existe ici-bas s'allaite de son sein et est béni par elle'. Le roi et la reine, qu'on nomme aussi communément les deux visages (•j'^Eiins n) % forment ensemble un couple dont la tâche est de verser constamment sur le monde des grâces nouvelles, et de continuer par leur union, ou plu-
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