part., fol. 75, verso
ICa LA KABBALE.
comprimé sur les côtes et terminé en. pointe, indiquerait infailliblement un esprit 1res borné, auquel pourrait se joindre quelquefois une vanité sans mesure^ Enfin, tous les visages humains sont ramenés à quatre types principaux, dont ils s'éloignent ou se rapprochent, selon le rang que tiennent les âmes dans l'ordre intellectuel et moral. Ces types sont les quatre figures qui occupent le cliar mystéiieux d'Ézéchiel, c'est-à-dire celles de l'homme, du lion, du bœuf et de ^'aigle^
Tl nous a semblé que la démonologie adoptée par les kabbalistes n'est qu'une personnification tout à fait réfléchie de ces différents degrés de vie et d'intelligence qu'ils apercevaient dans toute la nature extérieure. La croyance aux démons et aux anges avait depuis longtemps pris racine dans l'esprit du peuple comme une riante mythologie à côté du dogme sévère de l'unité divine. Pourquoi donc ne s'en seraient-ils pas servis pour voiler leurs idées sur les rapports de Dieu avec le monde, comme ils se sont servis du dogme de la création pour enseigner tout le contraire; comme ils se servaient enfin des textes de rKcriturc pour se mettre audessus de l'Écriture et de l'autorité religieuse? Nous n'avons trouvé en faveur de cette opinion aucun texte entièrement à l'abri du doute ; mais voici quelques raisons qui la rendront au moins très probable. D'abord, dans les trois fragments principaux du Zohar, dans les deux Idra et le Livre du mystère, il n'est jamais question, sous quelque forme que ce soit, de cette hiérarchie céleste ou infernale, qui n'était vraisemblablement qu'un souvenir de la captivité de Babylone; ensuite, lorsque, dans les autres parties du ZohaVy on parle des anges, on les représente comme des êtres bien inférieurs à l'homme, comme des forces dont l'impulsion