Ecclés., cliap. III, V
Herachol, 17.
cherche plulôt à l'ahaisscr qu'à i'erinohlir. « D'où viens-tu? « D'une gouLtc de matière en putréfaction. Où vas-tu? Au mice lieu de h poussière, de la corruption et des vers. Et dece vant qui dois-tu un jour te justifier et rendre compte de « les actions? Devant Celui qui règne sur les rois des rois, dece vant le Saint, béni soit-iP. » Telles sont les paroles qu'on lit dans un recueil de sentences attribuées aux chefs les plus anciens et les plus vénérés de Técole thalmudique. C'est dans un toufc autre langage que le Zoliar nous entretient de notre origine, de nos destinées futures et de nos rapports avec l'Etre divin, a L'homme, dit-il, est à la fois le résumé ce et le terme le plus élevé de la création ; c'est pour cela ce qu'il n'a été formé que le sixième jour. Sitôt que l'homme ce parut, tout était achevé, et le monde supérieur et le monde <e inférieur, car tout se résume dans l'homme; il réunit ce toutes les formes ^ » Mais il n'est pas seulement l'image du monde, de l'universalité des êtres, en y comprenant l'Etre absolu : il est aussi, il est surtout l'image de Dieu considéré dans l'ensemble de ses attributs infinis. Il est la présence divine sur la terre, nxnn nfi^^du; c'est VAdam céleste, qui, en soitant de l'obscurité suprême et primitive, a produit cet Adam terrestre ''.
Le voici d'abord représenté sous le premier de ces deux aspects, c'est-à-dire comme 3/fcy*ocos/«e : ce Ne va pas croire <e que l'homme soit seulement de la chair, une peau, des osce sements et des veines; loin de là ! Ce qui fait réellement ce l'homme, c'est son âme ; et les choses dont nous venons
1- r.vS^m n^2i i£7 ny^zh "Sin nnx ^h<Si nn";-iD he'cîz fin:! yan n-ipn Q^;b^2- irS^r -S:2 ""isS ]i2\:Tn ]n ]rh vw nnx ^a izzhi- Timlm.
BabijL, Traité des l'èrcs, chap. iir.
ah^l in'^^iS'J i.TX- 5' part., foL 48, recto.
5. aix ^■'2 r\i<'2-^p nVih'j laTo lia arhn î-^^Sanx- in2 «b'^hi nia
HDîh- 2° p^rt., fui. 70, vci'so.
OPINION DES KABBALISTES SLTx L'AME. 175
« (le parler, la peau, la chair, les ossements, les veines, ne ce sont pour nous qu'un vêtement, un voile, mais elles ne (c sont pas l'homme. Quand l'homme s'en va, il se dépouille « de tous les voiles qui le couvrent. Cependant ces diverses « parties de notre corps sont conformes aux secrets de la ce sagesse suprême. La peau représente le firmament qui ce s'étend partout et couvre toute chose, ainsi qu'un vêtement. « La chair nous rappelle le mauvais côté de l'univers (c'estc( à-dire, comme nous l'avons dit plus haut, l'élément purece ment extérieur et sensihle). Les ossements et les veines ce figurent le char céleste, les forces qui existent à l'intérieur, ce •i5Sia''''pT V^'"'^' ^^^ serviteurs de Dieu. Tout cela n'est cece pendant encore qu'un vêtement; car dans l'intérieur est le ce mystère de Vhomme céleste. Ainsi que l'homme terrestre, ce l'Adam céleste est intérieur, et tout se passe en has comme ee en haut. C'est dans ce sens qu'il a été dit que Dieu créa ce l'homme à son image. Mais de môme que dans le firmacc ment, qui enveloppe tout l'univers, nous voyons diverses ce figures formées par les étoiles et les planètes pour nous ce annoncer des clwses cachées et de profonds mystères ; ainsi ce sur la peau qui entoure notre corps il y a des formes et des ce traits qui sont comme les planètes ou les étoiles de notre ce corps. Toutes ces formes ont un sens caché et sont un ce ohjet d'attention pour les sages qui savent lire dans le visage ce de l'homme \ » C'est par la seule puissance de sa forme extérieure, par ce reflet d'intelligence et de grandeur répandu dans tous ses traits, que l'homme lait trembler devant lui jusqu'aux animaux les plus féroces-. L'ange envoyé à Daniel pour le défendre contre la rage des lions n'est pas autre chose, selon le Zohar, que le visage même du prophète, ou l'empire exercé par le regard d'un homme pur.