‹ La kabbaleChapitre 74 sur 224 · Tract. Sota, fol. 49, ad fin · texte numérisé non relu

Tract. Sota, fol. 49, ad fin

3. ib. supr. j-|-)j<i«;i ncon ijsns' din iidi^ nSc? -n-a d-iU"';: hxD didSisi-

« princes hasmonéens, Hyrcan faisait le siège de Jérusalem, « Arislobule était l'assiégé. Tous les jours on descendait, le « long des murs, une caisse remplie d'argent, et l'oncnreti- « rait en échanîïc les victimes nécessaires aux sacrifices Or « il se trouvait dans le camp des assiégeants un vieillard qui « connaissait la science grecque. Ce vieillard se servit auprès ce d'eux de sa science et leur dit : Tant que vos ennemis « pourront célébrer le service divin, ils ne tomberont pas en « votre pouvoir. Le lendemain, arriva comme d'habitude « la caisse remplie d'argent; mais celte fois on envoya en « échange un pourceau. Quand l'animal immonde fut arrivé « à mi-hauteur du rempart, il y enfonça ses ongles, etla terre « d'Israël fut ébranlée dans une étendue de quatre cents pa- « rasahs. C'est alors que fut prononcé cet anathème : Mau- <c dit soit l'homme qui élève des pourceaux; maudit celui a qui fait enseigner à ses fils la science grecque \ » A part la circonstance fabuleuse et ridicule du tremblement de terre, il n'y a rien dîins ce récit qui n'ait une valeur aux yeux de la critique. Le fond en paraît vrai, car on le trouve aussi dans Josèphe'. Selon ce dernier, les gens d'IIyrcan , après avoir promis de faire passer aux assiégés, à raison de mille drachmes par tète, plusieurs animaux destinés aux sacrifices, se firent livrer l'argent et refusèrent les victimes. C'était une action doublement odieuse aux yeux des Juifs, car non seulement, comme le remarque l'historien que nous venons do citer, elle violait la foi jurée aux hommes, mais elle atteignait en quelque façon Dieu lui-même. Maintenant, qu'on ajoute cette nouvelle circonstance, 1res vraisemblable d'ailleurs, qu'à la place de la victime si impatiemment attendue les prêtres virent arriver dans l'enceinte consacrée l'animal pour lequel ils éprouvaient tant d'horreur, alors le blasphème et

1. Ib. sujyr. C'est la Guéinara qui suit immédiateinent la Mischna, citée dans la note précédente.

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