‹ La kabbaleChapitre 76 sur 224 · Thaï. Bah., trailéCiiagiiiga, fol · texte numérisé non relu

Thaï. Bah., trailéCiiagiiiga, fol

5. Thalm. Bah., Irailé Chaguiga. Ces deux passages n'en forment qu'un seul, qui n'est pas fini au point où nous nous sommes arrêté : il faut y ajouter le songe raconté par Jochanan ben Zacliaï, quand on vint lui rapporter les prodiges opérés par ses disciples : « Nous étions, vous et moi, sur le mont Sinaï, « quand, du liaut du ciel, une voix nous fit entendre ces paroles : Montez ici, « montez ici où de splendides festins sont préparés pour vous, pour vos disci-

ser encore que la kabbale ne soit qu'un rayon dérobé au soleil tic la philosophie alcxandrine?

Cependant, nous sommes obligé de le reconnaître, il existe entre la kabbale et le nouveau platonisme d'Alexandrie de telles ressemblances, qu'il est impossible de les expliquer autrement que par une origine commune; et, cette origine, peut-être serons-nous obligé de la chercher ailleurs que dans la Judée et dans la Grèce. Nous croyons inutile de faire remarquer que l'école d'Ammonius, comme celle de Simon ben Jochaï, s'était enveloppée de mystère, et avait résolu de ne jamais livrer au public le secret de ses doctrines *; qu'elle aussi se faisait passer, ;(u moins par l'organe de ses derniers disciples, pour l'héritière d'une antique et mystérieuse tradition, nécessairement émanée d'une source divine^; qu'elle possédait au môme degré la science et l'habitude des interprétations allégoriques ^ ; qu'enfin elle plâtrait au-dessus de la raison les prétendues lumières de l'enthousiasme et de la foi*; ce sont là des prétentions communes à toute espèce de

« pies et toutes les générations qui entendront leurs doctrines. Vous êtes des- (( tinés à entrer dans la troisième catégorie. » Ne pourrait-on pas voir dans ces derniers mots une allusion aux quatre mondes des kabbalistes? Cette conjecture est d'autant plus fondée, qu'au-dessus du troisième degré, appelé le monde Bcriuh, il n'y a plus que les attributs divins. i. Porphyre, Vie de Plolin.

2. Selon Proclus, la pliiloso|)liie de Platon a existé de tout temps dans la pensée des hommes les plus cminents; c'est dans les mystères qu'elle s'est transmise d'âge en âge jusqu'à Platon, qui, à son tour, l'a communiquée à ses disciples. 'Anaaav p-lv tou IIXaToivo; oiXooo-^îav y,<x\ -r;v ày/ji^ l-/.Xâ[j.'}at voinXoj xarà TTjv twv •/psiTrovo)'/ ocyaOocioî) [jO'jXr,atv.... tïJç TS àX),r,; àrrâarj; f,[J.x; [;.£:dyoo; zaTÉTTrjae toj HXâvtovoç œtXoTO'Jiaç xat zoivfDvoù; tîov èv àizopor.TO'.; izarpà

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3. Il y a, dit Proclus, trois manières de parler de Dieu : l'une mystique ou divine, èvOiaaTi/w; ; l'autre dialectique, SiaXs/.Ti/.w; , et la troisième symbolique, aj;j.6oX'./.w;. Ib. supra, cbap. iv. Cette distinction rappelle les trois vêtemcnls de la loi admis par le Zohar.

4. Cette préférence est exprimée à salii'té dans tous les ouvrages de Plotin et de Proclus, mais nous citerons principalonient, dans la Tltculotjie plaloni-

mysticisme, et nous n'y arrêterons pas notre attention, afin d'arriver sans relard à des points plus importants. l^Pour Plotin et ses disciples, comme pour les adeptes de la kabbale, Dieu est avant tout la cause immanente et l'origine substantielle des choses. Tout part de lui, et tout retourne en lui ; il est le commencement et la fin de tout ce qui est'. Il est, comme dit Porphyre, partout et nulle part. Il est partout, car tous les êtres sont en lui et par lui; il n'est nulle part, car il n'est contenu dans aucun être en particulier ni dans la somme des êtres ^ Il est si loin d'être la réunion de toutes les existences particulières, qu'il est même, dit Plotin', au-dessus de l'être, dans lequel il ne peut voir qu'une de ses manifestations. S'il est supérieur à l'être, il est également supérieur à l'intelligence, qui, nécessairement émanée de lui, ne saurait l'atteindre. Aussi, quoiqu'on l'appelle généralement l'unité (tô £v) ou le premier, serait-il plus juste de ne lui doimer aucun nom, car il n'y en a pas qui puisse exprimer son essence ; il est l'ineffable et l'inconnu (àpp/jTô;, à-/v&)7roç) \ Tel est absolument le rang de Y En Soph, que le Zoliar appelle toujours l'inconnu des inconnus, le mystère des mystères, et qu'il place bien au-dessus de toutes les Sephiroth, même de celle qui représente l'être à son plus haut degré d'abstraction. 2" Pour les platoniciens d'Alexandrie, Dieu ne peut être conçu que sous la forme trinitaire : il y a d'abord une trinité générale qui se compose des trois termes

cicnne de ce dernier, le chapitre xxv du livre l", où la foi est définie d'une manière très remarquable.

1. Procl., in Tlicol. Plal., I, 3; II, 4; Elément. tlieoL, 27-54, et dans les Comment, sur Platon.

2. navra -à ovia xa\ (xt) ovra h. toj 6iOj ■/.a\ h Qbj>, "/.a\ où/, aùrb;... rh ôvra Ta T.ivzx Yc'vriTat oi' aùtoy xal h a-jiw, oti JîavTa/o-j Èxsîvo;, £'Tî;ya 03 «utou, oit a-JTC); oOôaaoj. Sent, ad intelligib., chap. xxxn.

3. G° Ennéadc, Vllf, 19. — Voy. aussi Jamblique, de ilijsteriis JEyypt., sect. Vlll, chap. n.

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