‹ La kabbaleChapitre 77 sur 224 · IVochi-', in Thcol. Plat., liv, II, chap. vi; II · texte numérisé non relu

IVochi-', in Thcol. Plat., liv, II, chap. vi; II

suivants, empruntés à la langue de Platon : l'unité ou le bien (tô e'y, 70 âyxQw), l'inlelligence (vov;) et l'àme du monde {'\ivyh ToO ■Koiv'6;. twv oXwv) ou leDémiourgos*. Mais chacun de ces trois fermes donne naissance à une trinilé particulière. Le bien ou l'unité dans ses rapports avec les êtres est à la fois le principe de tout amour ou l'objet du désir universel (è'psTov), la plénitude de la puissance et de la jouissance (r/.avov) et enfin la souveraine perfection {zéhiov). Comme possédant la plénitude de la puissance, Dieu tend à se manifester hors de lui, à devenir cause productrice ; comme objet de l'amour et du désir, il attire à lui tout ce qui est, il devient une cause finale ; et comme type de toute perfection, il change ces dispositions en une vertu efficace, source et fin de toute existence ^ Cette première trinité n'a pas d'autre nom que celui du bien lui-même (rptà? àytxOotiâ-ô;). Vient ensuite la trinilé intelligible (rptà; vorj-n) ou la sagesse divine, au sein de laquelle se réunissent et se confondent, jusqu'à la plus parfaite identité, l'être, la vérité cl la vérité intelligible, c'est-à-dire la chose pensante, la chose pensée et la pensée elle-même ^. Enfin, l'âme du monde ou le Démiourgos peut aussi être regardée comme une trinilé à laquelle il donne son nom {cpiàç â-riij.iovpyiyJi). Elle comprend la substance même de l'univers ou la puissance universelle qui agit dans toute la nature, le mouvement ou la génération des êtres, et leur retour dans le sein de la substance qui les a produits*. A ces trois aspects de la nature, on peut en substituer trois autres que représentent d'une manière symbolique autant de divinités de l'Olympe : Jupiter

1. Mot., Ennead., U, liv. IX; 1; Ennemi., III, liv. V, 5, etc. Proclus, Theol. Plut., I, 23.

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