‹ La kabbaleChapitre 78 sur 224 · Proclus, ouvr. cité, liv. I, chap. xxiii · texte numérisé non relu

Proclus, ouvr. cité, liv. I, chap. xxiii

3. l'Iotin, Ennead., \I, liv. \I1I, i(j; Enn., IV, liv. 111, 17 et pnssim. — Proclus, Theol. Plat., I, 25. At^àov oJv on Tfiaoï/.o'v li-i -h Tr|; Soxiàç yavos nXjjpe; [jilv oùv TO'j ovto; v.(x\ tt,; ikrfiziatç, Y£vvr,t'./.ûv 3ï Trjç voîf dt; àXr,0£iai;.

4. Proclus, Tlicol. secuml. Plat., liv. VI, chap. vu, viii et soq.

est le Démiourgos universel des âmes et des corps \ Neptune a l'empire des âmes, etPluton celui des corps. Ces trois trinilés particulières, qui se confondent et se perdent en quelque façon dans une Irinité générale, ne se distinguent pas beaucoup de la classification des attributs divins dans le Zohar. Piappelons-nous en efTet que toutes les Sephiroth sont divisées en trois catégories qui forment également dans leur ensemble une trinilé générale et indivisible. Les tiois premières ont un caractère purement intellectuel ; celles qui viennent après ont un caractère moral, et les dernières se rapportent à Dieu considéré dans la nature. o° Les deux systèmes que nous comparons entre eux nous font concevoir exactement de la même manière la génération des êtres ou la manifestation des attributs de Dieu dans l'univers. L'intelligence dans la doctrine de Plotin et de Proclus étant, comme nous l'avons déjà dit, l'essence même de l'être, l'être et l'inlelligence étant absolument identiques dans le sein de l'unité, il en résulte que toutes les existences dont se compose l'univers et tous les aspects sous lesquels nous pouvons les considérer, ne sont qu'un développement de la pensée absolue ou une sorte de dialectique créatrice, qui, dans la sphère infinie où elle s'exerce, produit en môme temps la lumière, la réalité et la vie ^ En efTet, rien ne se sépare absolument du principe ou de la suprême unité, toujours immuable et semblable à elle-même; tous les êtres et toutes les forces que nous distinguons dans le monde, elle les renferme, mais d'une manière intellectuelle. Dans la seconde

^:'Kr^oo'. xà ij.S'ja zf^ç or,;jL'.o'jpY'./.î^;, y.a\ ilxa'.'j-x tov il/jy t/.ôv S'.âzoaaov x.uoEpvx. 7.. T. X. L. c.jliv. \I, chap. xxii et seq.

[jLïVOV Ta; Èv aùirj y.z\>:p\oi- -so'J-apyo'jax; S'jvdtaî'.ç. L. C, liv. III, chap. I. — 'E-ctJf, yàp àrio -wv vorjTwv ~i/~x -poE'.-j'. Ta ùvTa, /.aT' airîav v/.tt -âvTa -pou-.ioyv.. Liv. Y, chap. xxx.

unité ou dans l'intelligence proprement dite, la pensée se divise; elle devient sujet, objet et acte de la pensée. Enfin, dans les degrés inférieurs, la multiplicité et le nombre s'étendent à l'infini*; mais en même temps l'essence intelligible des choses s'affaiblit graduellement jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une négation pure. Dans cet étal, elle devient la matière, que Porphyre * appelle l'absence de tout être {ïlhi^iç ravror, roî) ovroç) OU un non-être véritable {àl-nBivov u:h ov), que Plotin nous représente plus poétiquement sous l'image des ténèbres qui marquent la limite de notre connaissance, et auxquelles notre ame,en s'y réfléchissant, a donné une forme intelligible ^ Rappelons-nous deux passages remarquables du Zohar, où la pensée, d'abord confondue avec l'être dans un état d'identité parfaite, produit successivement toutes les créatures et tous les attributs divins en prenant d'elle-même une connaissance de plus en plus variée et distincte. Les éléments eux-mêmes, j'entends les éléments matériels et les divers points qu'on dislingue dans l'espace, sont comptés parmi les choses qu'elle produit éternellement de son propre sein*. 11 ne faut donc jamais prendre à la lettre, soit dans la doctrine hébraïque, soit dans la doctrine alexandrine, toutes les métaphores qui nous représentent le principe suprême des choses comme un foyer de lumière dont émanent élcrnellement, sans l'épuiser, des rayons par lesquels se révèle sa présence sur tous les points de l'infini. La lumière, comme le dit expressément Proclus^ n'est pas autre chose ici que l'intelligence ou la participation de l'existence divine

1. 'Ilaav [Xiv oJv /.xi ev t^ "/WTjr, (JLOvâô'. JuvâjjLSiç, àX/.à vorjTw;* x.at Èv xî) BsuTcfoc Tipoaoooi yx: à-ovEVTjac'.ç, iXkx vosiwç x.a't voefôj;' èi Se xpÎTT) 7:avo/,ji.o; 6 ipiOrxô; oAov ixurôv £/.ç,rjva;. L. c, liv. IV, clinp. xxix.

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