‹ La kabbaleChapitre 84 sur 224 · Leyis Alleg., II · texte numérisé non relu

Leyis Alleg., II

3. '0 Ocô; /) ijlÔvtj IXîjOi'pa oûî-.?. De Sonuiiis, II. — Mdvo; ô Osô; «'^euow; fi^'oÇz'., '/.où yàp [jLOvo; '(r'fit'., y.cù [J.OVO? eùçoaiVcTai, 7.a\ uo'voj tt)'/ a|i.-'ï'^ 7:cpXî'|j.0u au[j.Çï'Çr,/.îv £'.pi^vT,v àyc-.v, /.. t. ).. De Cheriib., t. I, p. i54, éd. Mangey.

4. De Mundi opiftc, loc. laud. Kpî:-Twv fj £-'.atr[;j.r,, -/piiittov f] «pÉTï], y.. T. X.

Li KADDALE ET LA DOCTRINE DE PIIILON. 220

ce que nous appelons ainsi n'est qu'une image du souverain être {[j.o'jàg [j.ev £(Tt1v er/.wv ahiou Trpojrou) *. Tout ce que nous savons de lui, c'est qu'il existe; il est pour nous l'être ineffable et sans nom ^ Dans le premier cas, il est facile de reconnaître l'influence de Platon, de la métaphysique d'Aristote et môme de la Physiologie stoïcienne ; dans le second, c'est un ordre d'idées tout différent où se montre non moins clairement l'unité néoplatonique et VEn Soph de la kabbale, le mystère des mystères, l'inconnu des inconnus, ce qui domine à la fois les Sephiroth et le monde. La même remarque s'applique nécessairement à tout ce que Philon, par l'elfet de ses croyances religieuses ou de ses souvenirs philosophiques, nous représente comme un intermédiaire entre les choses créées et la plus pure essence de Dieu, nous voulons parler des anges, du verbe et en général de ce que Philon désigne sous le nom un peu vague de puissances divines [âvvx^jLtig Toû 6£oû). Quand le dualisme grec est pris au sérieux, quand le principe intelligent agit immédiatement sur la matière et que Dieu est conçu comme le Démiourgos du monde, alors le verbe ou le logos est la pensée divine, siège de toutes les idées à l'imitation desquelles ont été formés les êtres. Alors les forces et les messagers de Dieu, c'est-àdire les anges, à tous les degrés de la hiérarchie céleste, ne sont que les idées elles-mêmes. Cette manière de voir est assez nettement exprimée dans les courts fragments que nous allons traduire. « Pour parler sans image, le monde « intelligible n'est nulle autre chose que la pensée de Dieu^ « quand il se préparait à créer le monde, de même qu'un « architecte a dans sa pensée une ville idéale avant de con- « slruire sur ce plan la ville réelle. Or, comme celte ville

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