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De specialibus legibus, I. M, l. Il, p. .ISO, éd. Mangey

2. '0 ô' à'pa O'joà T(]j vô) ■/.aiaXriTïtô; oti [i.rj x.aTà xô aTvai [jlo'vov • u-xpÇt; yàp

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To; /.«"i àôcr,TÔ;. Quod muudus sil immufahilis.

« idéale n'occupe aucune place et ne forme qu'une image ce dans l'àme de l'architecte, ainsi le monde intelligible ne « peut pas être ailleurs que dans la pensée divine, où a été «. conçu le plan de l'univers matériel. Il n'existe pas un aucc tre lieu capable de recevoir et de contenir, je ne dis pas « toutes les puissances de l'intelligence suprême, mais une « seule de ces puissances sans mélange \ » — « Ce sont ce elles qui ont formé le monde immatériel et intelligible, ce archétype du monde visible et corporeP. » Ailleurs' nous apprenons que les puissances divines et les idées sont une seule et même chose ; que leur rôle consiste à donner à chaque objet la forme qui lui convient. C'est à peu près dans les mêmes termes qu'on parle des anges. Ils représentent diverses formes particulières de la raison éternelle ou de la vertu, et habitent l'espace divin, c'est-à-dire le monde intelligible \ Le pouvoir dont ils dépendent immédiatement ou l'archange, c'est, comme nous le savons déjà, le logos luimême. Mais ces natures et ces rôles sont complètement changés quand Dieu apparaît à l'esprit de notre auteur comme la cause immanente et le lieu véritable de tous les êtres. Dans ce cas, il ne s'agit plus simplement d'imprimer diverses formes à une matière qui n'existe pas par sa propre essence; mais toutes les idées, sans rien perdre de leur va-

\. El oÉ T'.; ÈOcXtÎ^î'.e y'j|jlvot£00'.; yprjTasOa'. ToT; ôvojxaaiv, ojoïv Sv ?T:pov el'jwOi xbv vor^-ry/ £fva'. /.d7,aoy 5^ Oîou Xô^o'/ ^'orj y.oc^iOTZO'.owxoi ' oùoï ^àp r] vot^tt^ TtdXi;, i'Tepôv ~'. etti'v ri b toD àpyiTcV.TOVO; XoYia[xô; fjîi^ -f,v al-jOTjTTjv zoAiv -ri v-7)T^ zt'.Çeîv S'.avoojiJLî'voj. De Mund. opific, t. I, p. 4, éd. Mangey.

2. A'.à TO'JTwv "wy ûuvâaîwv ô aaw[j.aTo; y.ai voriTo; ETrâyT) 7.d7[j.o;, xô toîj oaivofxf/Ou TO'JTO'J àpyôTU-ov, lofa'.; dcopaTOi; a'j^TaOî\ç, wanî'p oyTO; aojaaiiv opa— xj;. De Lii'Hjuarum confusione.

3. Ta,T; àawfji.âxo'.; ûuvâ|JLîa;y, wy £xu[JLOy ovo|xa aï toia'., -/.aTsypT^aaTO Trpôî tÔ ve'vo; ^/caaxoy x/^y àpfioxxoO'aay Xx6îTv [AOporJv. De Sacrificantihus, t. II, p 201, éd. Mangey.

4. EîocVX'. 0£ vuv Tizo-j-^^v.':.'., OT'. ô OîTo; "zÔt.o^ y.a\ tj îspi yoSoa tzXt^ct); (îaùj[i.a- To^v Xdywy. De Somniis, I, 21. — Aoyc ou; /.aXîîy l'Oo: à'yycXo'.... oao'. yàp Oîoî Xovot, Tocauxa àpE:rç k'Ovij xî -/.a; eior). De Posleiilale Caini.

leur intelligible, deviennent en outre des réalités substantielles, des forces actives subordonnées les unes aux autres et contenues cependant dans une substance, dans une forcé, dans une intelligence unique.

C'est ainsi que la sagesse ou le verbe devient la première de toutes les puissances célestes, un pouvoir distinct, mais non séparé de l'être absolu*, la source qui abreuve et qui vivifie la terre, l'échanson du Très-Haut, qui verse le nectar des âmes et qui est lui-même ce nectar^; le premier-né de Dieu et la mère de tous les êtres (utô; Trpwroyovo;;) ^; on l'appelle aussi l'homme divin (àVQpwTTo; Qsoù), car, celte image par laquelle l'homme terrestre a été créé le sixième jour et que le texte sacré appelle l'image de Dieu, ce n'est pas autre chose que le verbe éternel*; il est le grand-prêtre de l'univers [y.fjyjcpev; roù zotj'j.ov), c'est-à-dire le conciliateur du fini et de l'infini. On pourrait le regarder comme un second dieu, sans porter atteinte à la croyance d'un Dieu unique ^ C'est de lui que l'on parle dans les Ecritures toutes les fois que l'on donne à Dieu des titres et un nom ; car le premier rang appartient à l'Etre ineffable ^ Ce qui achève de nous convaincre que toutes ces expressions se rapportent à une personnification réelle, c'est que dans la pensée de Philon le verbe s'est quelquefois montré aux hommes sous une

1. 'II cooia TO'j Oîou siTiv, fjV àx.çav /a\ -ooTi'iTrjv £Tc[x:v (xr.o ToJv iauTOu ojvâ[x£wv. Leg. Alleg., If.

2. KaTî'.'ji o\ wa-sp i-fj Tir^-^r^i, xf); a09''a;, -OTaaoij too'-ov, 6 Oifo; î.oyo;... 5;Xi{pTj TO'J ao<p''a; vmaTo; tov O:tov Xoyov... o'.voyoo; xoS 0:oj za"'. au|x-oa;apyo;, où otaospwv Tou -i&'jiaTO;. De Somniis, II.

"). Ajo yâp, ôj; k'o'./.Tv, hpa Ocou, 2v [ihi ooî ô v.'jtxo;, sv w /.oC. apyicOcùî ô rproTovovo; xjtoj OïTo; X^'yo;. De Sonviiis, I, t. I, p. G53, éd. Mangey.

•4. Ka''. à.o/ri y.-x\ ovol».x 0;oj /.ai ô /.ax' ît/.o'va à'vOpojno;, /.. x. X. De Confusione limiuarum, t. I, p. 427, éd. cit.

5. Oû:o; fk'j r,ixw/ xwv àxïÀôjv av eÎ't; Oîo;, z. x. X. Le{/. Alleg., 111, t. I, p. 128, éd. cil.

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