De Vilâ Abraham, t. II, p. 17, éd. Mangey
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trône inaccessible {âopvfopo-j^ûcg âvjy.p.eii)\ Quant aux anges, dans lesquels nous avons vu tout à l'heure des idées représentant les différentes espèces de vertus, ils ne sont pas seulement personnifiés à la manière des poètes et des écrivains bibliques, on les considère aussi comme des âmes nageant dans rÉlIier, et venant s'unir quelquefois à celles qui habitent le corps de l'homme*. Ils forment des substances réelles et animées qui communiquent la vie à tous les éléments, à toutes les parties de la nature. En voici la preuve dans le passage que nous allons traduire : « Les êtres que les phi- « losophes des autres nations désignent sous le nom de dé- « mons. Moïse les appelle des anges. Ce sont des âmes qui K flottent dans l'air, et personne ne doit regarder leur exis- « tence comme une fable; car il faut que l'univers soit « animé dans toutes ses parties et que chaque élément soit « habité par des êtres vivants. C'est ainsi que la terre est « peuplée par les animaux, la mer et les fleuves par les hacc bitants de l'eau, le feu par la salamandre, que l'on dit K très commune en Macédoine, le ciel par les étoiles. En ce effet, si les étoiles n'étaient des âmes pures et divines, « nous ne les verrions pas douées du mouvement circulaire, « qui n'appartient en propre qu'à l'esprit. Il faut donc que a l'air soit également rempli de créatures vivantes, quoique ce l'œil ne puisse pas les voir''. »
C'est surtout quand il s'agit de l'homme que le syncrétisme de Philon se montre à découvert et qu'on aperçoit sans peine la double direction à laquelle il s'abandonne, malgré sa vive prédilection pour les idées orientales. Ainsi, non content de voir avec Platon, dans les objets de la sen-
1. I\If,r' ojv i'û, [li-i T;'va twv sjj.rTiv oj'/â;A;(o'/ /.xxk Tr// OJîi'av sX-iar,; -otI ojvr|a:aOai y.xTxkixZz'.y. De Monarchiâ, I, t. H, p. 218, éd. Mangey.
2. De Planlalione. — De Monarchiâ, II. Celle réunion d'une ànic à uno autre a élé reconnue des kabba listes sous le nom de gestation (n^^y)-