‹ La kabbaleChapitre 94 sur 224 · De Yitâ contemplativâ · texte numérisé non relu

De Yitâ contemplativâ

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Li KABBALE ET Ik DOCTRINE DE PIIILON. 247

corps est le vôtement de la loi par lequel on désigne les faits matériels de la Bible : au-dessus de l'àme est une âme plus sainte, c'est-à-dire le Verbe divin, source de toute inspiralion et de toute vérité. Mais nous avons d'autres témoignages bien plus anciens et plus sûrs que celui de Philon. ^'ous commencerons par le plus important de tous, la fameuse version des Septante.

Déjà le Tlmlmud avait une vague connaissance* dos nombreuses infidélités de cette antique traduction, pour laquelle cependant il exprime la vénération la plus profonde. La critique moderne a démontré jusqu'à l'évidence qu'elle a été faite au profit d'un système éminemment hostile à l'anthropomorphisme biblique, et où l'on trouve en germe le mysticisme de Philon *. Ainsi, quand le texte sacré dit positivement' que Moïse, son frère et les soixante et dix vieilhirds virent le Dieu d'Israël sur un trône de saphir : selon la traduction, ce n'est pas Dieu qui a été aperçu, mais le lieu qu'il habite \ Quand un autre prophète, Isaïc, voit le Seigneur assis sur son trône et remplissant le temple avec les plis de sa robe \ cette image trop matérielle est remplacée par la gloire de Dieu, la Schechinah des Hébreux \ Ce n'est pas en réalité que Jt3hovah parle à Moïse face à face, mais seulement dans une vision; et il est probable que cette vision, dans la pensée du traducteur, était purement intellectuelle^ Jusqu'ici nous ne voyons encoreque la destruction de l'anthropomorphisme et le désir de dégager l'idée de Dieu des

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