‹ La Kabylie et les coutumes kabylesChapitre 3 sur 262 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DES MIDJELÈS.

Dans les affaires très graves et très délicates , les parties se présentent devant la (Tjemàa escortées d'un certain nombre de jurisconsultes; chacune d'elles en amène autant qu'elle le juge convenable, à ses frais avancés.

Les savants se constituent en midjelès, et les débats ont lieu dans la même forme que devant le juge-arbitre.

Si tous se mettent d'accord, ce qui arrive rarement (on le croira sans peine), Fun d'eux est chargé de rédiger le jugement, contre lequel il n'y a pas de recours. Dans le cas contraire, on consigne par écrit l'opinion de chacun des membres, et le midjelès

procède au choix d'un savant étranger qui n'ait point été consulté par les parties et dont la réputation garantisse le savoir. Si le docte tribunal ne peut s'entendre sur cette désignation, elle est abandonnée au bon sens de la djemâa, qui reçoit les observations des plaideurs. Quelquefois les parties, quand la difficulté est de pur droit, remplacent les savants du midjelès par des consultations; s'il n'y a pas accord entre les plaideurs sur le nom du juge-arbitre, la djem&a en délègue un dans la forme ordinaire.

TITRE IL Des affaires portées directement devant la djemâa.

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