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DE LA DÉSIGNATION PAR LA DJEMAA

Lorsque les parties ne sont pas d'accord pour le choix d'un arbitre, ou lorsqu'elles déclarent s'en rapporter à la justice sur ce point, la djemâa le désigne hors de la présence des plaideurs; le plus souvent, pour que le secret soit mieux gardé et pour éviter des discussions oiseuses, la désignation est faite par les àk'al et les anciens, réunis en comité secret sous la présidence de Famin.

Au lieu d'un seul juge-arbitre, la djemâa peut en choisir deux ou trois, jamais davantage; mais il est rare que Ton s'arrête au chiffre de deux, pour é\dter les dissentiments qui se manifestent trop souvent et, par suite, une nouvelle désignation, dans le cas de partage.

Le juge-arbitre est toujours pris dans un autre village et, le plus souvent, dans une tribu étrangère : on espère conjurer ainsi les influences qu'on n'aurait pas manqué de faire agir à l'avance sur les eùlama de la localité.

Si les deux parties appartiennent à des cof différents, et que chacune d'elles désigne la tribu dans laquelle elle désire que le maral>out soit pris, la djemâa, pour éviter de montrer une préférence qui serait interprétée comme un acte de partialité, emploie la voie du sort. Elle fait sortir un de ses membres, el chacun des plaideurs remet à un personnage honorable, le plus souvent un âk el, un objet quelconque, une noix, un fragment de baguette découpé d'une certaine façon, une pierre, etc. qui est placé dans le burnous ou dans le capuchon du dépositaire. On fait ensuite revenir l'absent, qui retire un des objets. La désignation faite par le propriétaire que le sort a ainsi favorisé est acceptée par la djemâa.

Il en est de même si les parties, la tribu une fois choisie, ne peuvent s'entendre sur le nom de l'âlem.

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