‹ La kératose syphilitique plantaireChapitre 6 sur 10 · AN · texte numérisé non relu

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Parmi les kératoses mieux individualisées, il faat citer d’abord la kératose d’origine arsénicale. Un grand nombre d'observations et de travaux ont mis en lumière la

marche et les caractères propres à cette affection. L’érythème desquamatif primitif, la peau jaunâtre sèche mais souple marquée de lignes blanches et farineuses aux plis de flexion, parsemée çà et là de petits grains -cornés durs, blanchâtres et facilement énucléables sont des signesen quelque sorte pathognomoniques de cette forme d'intoxication. AS

La kératose symétrique des extrémités congénitale et héréditaire présente elle aussi des particularités très spéciales qui ne permetttent guère la confusion. Son début dans l'enfance, la constatation de l’affection chez de nombreux membres d’une même famille ou les habitants d’un même pays, l’inefficacité absolue de tous les traitements employés sont des commémoratifs qui ne laissent aucun doute sur la nature véritable de l’affection.

L'érythème kératosique de Brooke a déjà des caractères propres beaucoup moins nets. Il ne se distingue guère des autres kératoses que par ce fait que les malades atteints de cette affection se plaignent d'une sensation de douleur et de cuisson qui rendent la marche très

difficile. Toutefois on peut noter comme autres caracières assez spéciaux la préexistence d’un érythème qui forme une bordure très accusée autour des placards cornés et de plus ces placards tendent à s’écailler plutôt qu’à se crevasser ; enfin la maladie guérit en quel-

ques semaines,

La kératose blennorragique a‘ pour caractères principaux de siéger sur toute l'étendue de l’épiderme, aussi bien au tronc et aux membres qu'aux pieds.et aux mains et de se montrer chez des sujets qui présentent un profond degré de déchéance vitale, |

Quant à la kératose d’origine syphilitique, il règne encore une certaine confusion sur les caractères propres à cette affection. La plupart des dermatologistes se sont en effet surtout attachés à décrire les formes papulo-squameuses plutôt que les formes franchement kératosiques et à rechercher tous les éléments possibles de diagnostic pour différencier ces formes papulosquameuses des psoriasis palmaire et plantaire.

Or, comme nous avons eu connaissance de quelques cas de kératoses plantaires qui nous ont paru devoir être attribués à l’infection syphilitique, nous avons pensé qu’en exposant les observations de ces cas nous pourrions peut-être jeter quelques lueurs sur l’étiologie encore si obscure des kératoses, en nous efforçant de mettre en relief certains caractères particuliers propres . à cette affection afin de former des kératoses syphilitiques un groupe bien spécialisé.

Nous allons donc exposer les observations que nous avons pu recueillir ayant trait à cette question. Nous ferons suivre chaque observation de quelques commentaires au point de vue étiologique et diagnostique. Enfin nous nous proposons d’insister ensuite sur les caractères spéciaux que nous aurons dégagé de l’exa-

men de ces observations.

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