partie postéro-inférieure de la jambe, au voisinage du talon
re Tout autour de ces ulcérations existent des taches purpuriques en placard ayant une pigmentation brune très accusée.
Le malade est soumis au traitement spécifique et sort guéri le
26 octobre.
Il revient dans le service le 2 juin 1910.
Il’s’est aperçu, il y a sept mois, de la présence sur le côté externe du talon gauche d’une petite excroissance qui s’est ulcérée et s’est mise à suinter. Puis cette ulcération s’est étendue peu à peu envahissant une grande partie de la plante du pied principalement dans la région postérieure et médiane.
Le malade explique que la lésion débutait par une sorte, de boule très dure qui bientôt se crevassait et se mettait à suinter. Actuellement on constate : à la partie postérieure et médiane de la plante du pied gauche, empiétant fortement sur le talon,
‘une lésion ulcéreuse arrondie, bien délimitée ayant environ les dimensions d’une pièce de cinq francs. Cette lésion présente des caractères assez particuliers. La partie centrale est constituée par une élevure kératosique assez épaisse légèrement végétante
séparée du tissu environnant par un sillon nettement circulaire à fond sanieux et bourgeonnant.
Sur la face externe du talon, on voit une large lésion cicatrisée au centre, présentant un épaisissement corné notable, limitée à la périphérie par un étroit sillon,
La forme circinée des lésions est très nette. Il existe tout autour une zone d'infiltration assez étendue.
Dès son entrée le malade a été soumis à une série d'injections intra-musculaires de benzoate de mercure. Il a pris de l’iodure de potassium et les lésions kératosiques ont été traitées alternativement par des enveloppements humides et des applications
d'emplâtre de Vigo. L'amélioration est des plus manifestes.
99 = Le malade, syphilitique avéré, a fait la plupart de ses localisations morbides aux membres inférieurs par suite d’une circulation veineuse très défectueuse. Les lésions qui tout d’abord présentaient un caractère ulcéreux tendent actuellement à évoluer vers l'hyperproduction cornée, sans d’ailleurs présenter
moins de prise au traitement spécifique.
Henry. 8