Paris, Maloine
Brandi ni ses imitateurs n'avaient précisées, et frappé par le l'ait des résultats au moins palliatifs du traitement appliqué à toute affection gynécologique, admit Vunité des lésions locales atteintes par le massage abdominal. Ces lésions sont secondaires et sont perceptibles au toucher, au palper et à la malaxation sous forme iïœdèmes. Quelles que soient l'origine et la nature des maladies du bas-ventre, toutes engendrent des altérations donl voici le cycle : troubles circulatoires, œdèmes (CELLULITE), dystrophie des tissus, sclérose.
Stapfer pense qu'en palbologie génitale la cellulite chronique ou subaiguë, rarement aiguë, domine la scène. Pour une bonne synthèse gynécologique et la simplification de la nomenclature de cette science, il supprimerait volontiers les mots para- et périméfrile et les remplacerait par celui de cellulite. De même beaucoup de prétendues oophorosalpingiles ne sont que de volumineuses cellulites. La cellulite altère, à la longue les ligaments, détermine leur contracture, leur rétraction, modifie toute la trame conjonctive du pelvis, entraîne le déplacement, l'immobilisation absolue ou relative des organes génitaux. Stapfer donne à ce dernier phénomène le nom de pseudo-fixation, qu'il croit plus fréquente que la fixation réelle par néo-membrane ou soudure. Il n'admet pas, en effet, la quasi-constance de la péritonite, comme le voulaient Bernutz et Goupil. La séreuse, là où elle n'adhère point aux organes, forme avec le tissu conjonctif làcbe sous-jacent une sorte de synoviale des viscères. L'inflammation localisée, chronique de la séreuse proprement dite est rare, celle du tissu conjonctif, fréquente; aussi les pseudo-fixations (Stapfer) sont beaucoup plus nombreuses que les soudures. La cellulite peut aboutir à la sclérose.
En somme, Stapfer, à cause des résultats obtenus parle massage, assimile les afi'ections génitales aux affections articulaires. De même qu'il y a parenté analomique (mobilité, glissement, attaches l) entre les articulations proprement dites et celles des viscères, il y a parenté pathologique entre les affections génitales et les affections articulaires, depuis la simple entorse jusqu'à la luxation ou la fracture, en passant par l'arthrite. Les lésions du voisinage,' surtout celles des tissus conjonctifs, et les lésions secondaires — atropines, dystropbies, contractures, relâchements, ptôses, déviations — prennent le pas sur les lésions primitives, métrile ou métro-salpingite, disparues ou méconnaissables. Celles-ci, pour Stapfer, ont une acuité 1res passagère, si même elles en ont une, et ne firent leur importance (pie de l'affection qu'elles déterminent, véritable arthrite donl l'origine peut être soit infectieuse (blennorrhagiquc, puerpérale), soit rhumatismale, soil trauinalique et d'où résultent les hypertrophies, les atrophies, les déviations, sorte de luxations ou subhrxations qu'entraîne la déformation ligamentaire — relàcbemenl ou, au contraire, contraction et rétraction; d'ordinaire déséquilibre antagoniste (relâchement d'un côlé. rétraction de l'autre).
1. Le D' Maximin Gilles a fail ressortir cette analogie dans une brochure récente : Étude synthétique des articulations viscérales, Marseille, 1898.